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 Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...

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MessageSujet: Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...   Lun 27 Juin - 22:38


La vie est faite de surprise, d’étonnement… Je ne me croyais pas de ces femmes chanceuses, parce que durant toute une enfance on m’avait soigneusement enfermé dans cette idée tout faite que je ne pouvais être qu’une pauvre fille. Orpheline, sans logement, sans famille, je n’étais rien qu’une pauvre gamine. Ils avaient torts, je désirais tant de choses, j’avais un avenir, j’étais certaine de trouver un jour cette lumière, ce signe qui fera de moins une autre personne, puisque je désirais tant devenir une autre. J’étouffais dans ce monde que je connaissais et sur un coup de tête, je tentais ma chance, jouant avec le feu, mentant, encore et toujours je tachais de devenir celle que tout le monde attendait. Après tout, que savais-je faire d’autre que de mentir. Je me rappelle encore de cette robe, aux couleurs étincelantes, cette robe dont je prenais grand soin car elle me donnait les clés de ce magnifique paquebot. Tout le monde en parlait, tout le monde l’imaginait… Je devais me retrouver sur ce bateau pour suivre ce rêve que je n’osais espérer. Le temps coulait doucement, j’avais réussi ce premier défis que d’entrer et de monter par ici, malheureusement il était toujours difficile pour moi d’avancer et de jouer la comédie quand tous ses gens se retrouvent au même endroit. Je tentais de les fuir, ses roches qui me dégoutaient par leurs manières d’agir. Mais je devais vivre comme eux, parce que j’étais sensé être comme eux… La jolie farce du siècle… ce matin-là, premier de notre long périple, je tentais de me faire une petite place, je devais me trouver à manger, je devais me payer un avenir en Amérique, je devais avoir ce dont je désirais, mais de manière bien évidemment discrète.

Il faisait beau en cette matinée, je marchais doucement paré d’une robe, différente… Je remerciais Edwige pour le prêt qu’elle venait de me faire. Les cheveux légèrement détachés, ondulant jusqu’au bas de mon dos, je laissais le vent faire voler quelques mèches sur mon visage, alors que j’appréciais la fraîcheur de l’air. Pensive, je tentais de ne pas écrire sur le papier ce que j’étais en train de vivre, un véritable rêve qui ne semblait pas m’échapper… Pour une fois… alors que j’étais contre les balustrades dans ce qui étaient pour moi un endroit interdit… Je le vis, ce riche petit héritier, joliment habillé d’un costume trois pièce, ma prochaine victime qui ressemblait à un doux agneau. C’était mal d’agir de la sorte, mais je ne pouvais me retenir face à cette soudaine envie de m’approcher de lui, souriant délicatement, passant une main dans mes cheveux, délicatement… « Puis-je ? » Me contentais-je de dire avant de baisser la tête comme il m’était si souvent donné de faire, suivant le protocole. Après une heure de discussion, je remarquais sa montre parfaite attaché à son gilet ainsi que cette histoire de famille faisant fortune en Amérique. J’enviais cette facilité à avoir de l’argent, je détestais les intonations de sa voix. Mais avais-je le droit de dire quoique ce soit ? Malheureusement non et c’est discrètement que je venais à poser ma main sur son bras, pour l’amadouer… Une ombre vint s’interposer entre nous deux. Je relevais la tête, il était là, cet inconnu dont je ne connaissais pratiquement rien. Cette façon de me regarder comme s’il connaissait tout de moi. Puis cette boule dans l’estomac quand je prenais conscience qu’il était sur le bateau. Rapidement le jeune homme à mes cotés nous laissait, comme s’il avait peur de quoique ce soit. Je détournais la tête, en colère… « N’avez-vous pas d’autre distraction que de saboter les miennes ? »


« Victoire Églantine Morrighan; Nevermind, I’ll find someone like you. I wish nothing but the best for you too. Don’t forget me, I beg, I remember you said. « Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead » Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead, yeah... You’d know how the time flies. Only yesterday was the time of our lives. We were born and raised in a summery haze. Bound by the surprise of our glory days. I hate to turn up out of the blue uninvited, But I couldn’t stay away, I couldn’t fight it. I hoped you’d see my face & that you’d be reminded, That for me, it isn’t over yet. »


Dernière édition par V. Eglantine Morrighan le Mer 6 Juil - 16:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...   Ven 1 Juil - 19:54

Installé sur le lit, je ne savais que faire. Oh, ne pensez pas qu’il n’y avait rien à faire à bord du Titanic, détrompez-vous ! J’avais été prendre mon petit déjeuner dans le luxueux restaurant en compagnie de diverses personnes rencontrées à bord. Bien entendu, ces personnes étaient toutes de la première classe. Les deuxièmes et troisièmes classes mangeaient dans un autre restaurant plus petit. Il portait d’ailleurs l’appellation de réfectoire. Le prix pour manger en première classe était très élevé. Heureusement, je possédai de l’argent. Beaucoup d’argent et ce, grâce à mes chers parents. Mes parents qui m’avaient forcé à embarquer à bord dans un but bien précis. C’était mon premier matin à bord. La veille, j’avais eu l’occasion de faire le tour du paquebot et d’observer ce qu’on pouvait y faire. On y trouvait une piscine, une serre et même une bibliothèque. Certains pouvaient se croire chez eux. Ce matin, le soleil était au rendez-vous, ce qui était tout à fait bien. Je ne comptai absolument pas passer ma journée enfermé dans ma cabine sans pouvoir profiter de l’air maritime. Au bout de quelques minutes, je fini par me lever et sortir de ma cabine. Il n’y avait pratiquement personne dans les couloirs. Les gens étaient soit en train de manger soit encore en train de dormir.

Je marchai tranquillement, mes pas me menant très rapidement aux balustrades. Sur le chemin, j’avais fait un détour par la bibliothèque afin d’y emprunter un livre. J’avais choisi un bon vieux Shakespeare. Rien de bien original. La lecture n’avait jamais été vraiment une passion. C’était juste un simple passe temps. Je ne possédai pas un grand nombre de livres dans ma chambre. A quoi bon de toute façon ? Au loin, je remarquai une silhouette familière. Une silhouette qui me disait quelque chose et pour cause ! Des cheveux bruns, une robe qui faisait plus ou moins riche, ce visage…Ce n’était autre que la charmante inconnue. L’inconnue rencontrée lors d’une soirée mondaine et qui avait voulu dérober ma montre. Je la voyais se rapprocher d’un jeune homme, riche à en juger par sa tenue. En même temps, seules les premières classes avaient le droit de se rendre sur les balustrades. Je m’avançai ver eux tranquillement. Je savais déjà ce que je voulais faire : lui parler. Parler à cette inconnue, juste sur un coup de tête. Une fois à leur hauteur, ils tournèrent tout les deux leur tête dans ma direction. Un sourire naquit sur mes lèvres. Comme s’il comprit qu’il gênait, le jeune homme partit, me laissant seule avec la charmante créature. Je fus amusé par sa réaction qui consista à détourner la tête, telle une enfant en colère. « N’avez-vous pas d’autre distraction que de saboter les miennes ? » Je m’appuyai sur la balustrade la plus proche. « Voyez-vous, je n’ai rien à faire à part lire… » dis-je en agitant le bouquin devant ses yeux. « Mais en vous voyant, j’ai trouvé plus intéressant de venir vous parler ma chère. »
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MessageSujet: Re: Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...   Mer 6 Juil - 16:32

La vie peut parfois se montrer sournoise, mesquine. Le monde était bien vaste, la preuve… Regardez autour de vous, l’immensité de l’océan en devient étourdissant, pourtant il était là, lui… Cet être abject qui avait vu clair dans mon jeu, me prenant la main dans le sac lui volant sa montre. Une montre ? Elle ne devait absolument rien représenter dans sa vie, qu’un objet de plus… Pour moi elle m’assurait une semaine de nourriture. Il ne savait pas cela, lui il ne voyait en moi qu’une gamine capricieuse, volant pour se donner de l’adrénaline. Je détestais la manière qu’il avait de me regarder, comme s’il connaissait tout de moi. Il ne connaissait absolument rien de moi, uniquement cette image que je prenais soin d’entretenir pour survivre dans ce monde. Alors le retrouver ici, sur ce paquebot réveillait en moi une multitude de sensation, désagréable certes mais parfois effrayante. J’étais heureuse de le savoir ici, pourquoi ? Parce que j’aimais l’immensité de ses yeux ? Les intonations chaudes de sa voix, cette façon de me regarder, non pas comme une créature à séduire, enfin si, mais il y avait quelques choses d’autre, qui le rendait irrésistible. Mais je voulais fuir l’idée sournoise d’apprécier sa présence, parce qu’il était pour moi le danger, danger de me faire prendre dans mon propre jeu. Regardant mon inconnu s’éloigner, je ne pouvais que souffler amèrement ses quelques paroles, parce qu’il était débordant d’arrogance, que je ne voulais pas apprécier sa présence, parce que j’avais de quoi m’amuser pour la fin de ma journée. Quelle image je donnais de moi alors que je sentais bien malgré moi son air satisfait sur le visage, à quoi bon lutter, quand votre adversaire prend un malin plaisir à vous rendre chèvre. Soupirant fortement, je détournais la tête comme une gamine de quatre ans ne supportant pas qu’on la gronde. J’agissais comme la vulgaire gamine que j’étais. « Voyez-vous, je n’ai rien à faire à part lire… » Disait-il alors que je le fixais du coin de l’œil me montrant son livre. Je lisais rapidement le titre, il avait de bons gouts en littérature, à moins que ce ne soit qu’un genre, se donner l’air d’apprécier la grande littérature. Soupirant à mon tour, je détournais le regard, n’appréciant pas la discussion. Pourtant je ne bougeais pas de la place où je me trouvais, clouée sur mon banc, je sentais le vent caresser mon visage, mes cheveux.

Je ne supportais qu’à moitié le corset que je portais afin de me tenir comme une grande dame. J’en restais toujours coincée, suffoquant presque lorsque je me sentais prise au dépourvu, mais c’était mon lot quotidien si je voulais bien paraitre aux yeux de tous. Contre la balustrade, je le fixais alors, me pinçant discrètement les deux lèvres, exaspérée par ses paroles. « Mais en vous voyant, j’ai trouvé plus intéressant de venir vous parler ma chère. » Ajoutait-il alors que je ne pouvais retenir un ricanement de ma part. Quel beau parleur ! Un de ses hommes à avoir bon nombre de femme dans ses bras, l’argent l’aidant, son sourire faisant le reste. Je me relevais doucement, ne le quittant pas des yeux, parce qu’à défaut d’avoir perdu mon joujou, je devais m’en trouver un autre. Et arriver à mes fins avec lui, me semblait être une belle vengeance. Même si je devais faire attention aux moindres de mes gestes, il était très observateur. « Vous aurais-je manqué, monsieur ? » Disais-je avec des intonations narquoises dans ma voix. Je le fixais alors, discrètement… comme une dame devait le faire, sans en perdre le moindre de ses détails, je m’adossais à mon tour sur la balustrade afin de regarder l’océan sous nos pieds. C’était sublime, je n’avais jamais vécu chose pareille, parce que je ne sortais pas de mon pays natal, que je faisais mon premier grand voyage et comme une enfant, qui découvre le monde, j’étais abasourdi de la beauté du monde. La mer reste une étendue d’eau, mais elle représentait tellement pour moi, plus que ma nouvelle vie, j’osais espérer un avenir meilleur. Un avenir où je ne serais pas obligé de mentir. Mais mentir faisait partie intégrante de mon âme. Tournant ma tête vers lui, je disais alors… Parce que je n’avais rien d’autre à faire, parce qu’il m’intriguait plus que je ne voulais m’avouer… « En quoi suis-je plus intéressante qu’une œuvre de notre cher Shakespeare ? » Demandais-je désignant du regard le livre qu’il tenait en main, même si je rêvais d’entendre de sa bouche, des compliments me concernant, parce que finalement, son avis avait de l’importance…


« Victoire Églantine Morrighan; Nevermind, I’ll find someone like you. I wish nothing but the best for you too. Don’t forget me, I beg, I remember you said. « Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead » Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead, yeah... You’d know how the time flies. Only yesterday was the time of our lives. We were born and raised in a summery haze. Bound by the surprise of our glory days. I hate to turn up out of the blue uninvited, But I couldn’t stay away, I couldn’t fight it. I hoped you’d see my face & that you’d be reminded, That for me, it isn’t over yet. »
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MessageSujet: Re: Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...   Mer 13 Juil - 18:15

Je ne m’attendais pas du tout à croiser cette jeune femme sur le Titanic. J’aurai très bien pu y croiser des amis de longue date, je n’aurai été nullement surpris. Mais ici, c’était tout le contraire. Dans un sens, cela ne m’étonnait nullement. Elle était riche, elle devait certainement avoir une bonne raison d’être à bord. Peut-être se rendait-elle aux Etats-Unis pour y épouser un beau parti…Un homme qui en aurait de la chance. La chance d’avoir une si belle femme à ses côtés, je devais l’avouer. Une femme qui avait tout de même de drôles de manies. Je me souviendrai toute ma vie de la première fois que je l’ai rencontrée. Une soirée de riches, moi qui l’aperçois si belle dans une robe qu’on aurait dit faîte pour elle. Nous avions finis par nous rendre dans un coin de la demeure un peu reculé, à l’abri des regards. Tout allait bien jusqu’au moment où elle a eu l’idée de prendre ma montre. Une montre sans grand intérêt à mes yeux mais je n’ai pu la laisser faire. Elle s’est enfuie. Et la revoilà. Comme dans un rêve éveillé. Je savais très bien quel pouvoir d’attraction j’exerçai sur les femmes. J’étais séduisant et j’en profitais souvent mais sans jamais aller jusqu’au bout. Ce n’était pas mon genre quand même. Avec cette femme, je ne savais dire si cela fonctionnait ou non. J’avais beau scruter son regard, je ne percevais rien qui pourrait me donner une quelconque réponse. J’aurai cru qu’elle serait partie mais il n’en fut rien. Elle restait là, en face de moi, sans bouger. Je la contemplai sans aucune honte ni retenue. Je ne le cachai nullement. Une jolie femme devait se sentir observée. Je souris en la voyant ricaner légèrement. Sans doute croyait-elle que je n’étais qu’un beau parleur…Elle n’avait pas tord dans un sens. Mais je ne l’étais pas tout le temps.

Ses yeux rencontrèrent très vite les miens. Je n’y détachai pas les miens comme attiré. « Vous aurais-je manqué, monsieur ? » J’aimai le ton qu’elle employait et entendre le son de sa voix ne m’était absolument pas désagréable, au contraire. Je m’approchai doucement d’elle mais je respectai une distance assez raisonnable. « Ca, je vous laisse deviner par vous-même Madame. » J’employai volontairement le même ton qu’elle, avide de lire sa réaction sur son visage de porcelaine. La savoir ici me permettrait d’oublier pour quelques temps la fiancée qui m’attendait de l’autre côté de l’océan. Une fiancée dont je ne voulais pas. « En quoi suis-je plus intéressante qu’une œuvre de notre cher Shakespeare ? » Gardant mon sourire aux lèvres, je fus tout de même surpris par sa question. Je ne voyais pas grand-chose à répondre. Son regard à présent posé sur mon livre, j’en profitai pour observer les alentours. L’homme avec qui elle parlait il y a quelques minutes avait disparu. Je reportai alors mon attention sur la jeune femme. « Une jolie femme est toujours plus intéressante qu’un livre, qu’importe l’auteur...Je me nomme Aymeric. Aymeric Lockwood. »
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MessageSujet: Re: Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...   Jeu 14 Juil - 22:25

Les gens venaient de ci de là, d'un bout du bateau à l'autre, sans ce soucier de ma présence. S'il savait que je n'étais pas à ma place, que je n'avais aucun billet, aucune raison d'être ici, je ne pense pas qu'il puisse me regarder de cette manière. Comme lui, qui en face de moi, me narguais soigneusement avec son livre alors que mon compagnon pour le moment venait de disparaitre comme un simple voleur. Je me sentais à la fois en colère et soulagée, parce qu'il était là, près de moi, avec moi et j'en ressentais une certaine fierté, même si j'aimais le chercher de manière insensée. Mais je payerais les conséquences que bien plus tard, la vie n'était qu'un joyau, parfois trop court pour se contenter de vivre dans la peur. J'avais eu par le passé assez peur, je ne pouvais subir pareille sensation... Appuyée contre la balustrade, je laissais mes pensées s'envoler tranquillement dans l'océan sous nos pieds, alors que je sentais le soleil teinté un peu plus mes joues. La chaleur n'était pas étouffante, bien au contraire, je ressentais parfois quelques frissons, mais rien comparés à ce que j'avais déjà enduré par le passé. Mon intention fut rapidement tournée vers lui, comme toujours... S'il me connaissait réellement, il n'agirait pas de la même manière. « Ça, je vous laisse deviner par vous-même Madame. » Disait-il alors que je sentais la colère me monter aux joues. « Madame ? » Disais-je par surprise, afin d'appuyer exactement à l'endroit où ses paroles venaient de me vexer. C'était idiot, je le savais parfaitement, pourtant je n'en ressentais aucune gêne, en tout cas pour le moment. Je me tournais vers lui, bien déterminée à lui dire le fond de ma pensée... Puis, je me rendais compte que je n'étais pas indispensable pour lui, affreuse réalité... « Pensez-vous vraiment que je sois une madame ? Je suis libre, monsieur... » Me contentais-je de dire, alors que je fuyais son regard, vexé qu'il puisse penser une chose pareille. J'avais l'impression d'être une vieille personne en entendant ce genre de mot. Je ne devais pas m'emporter pour si peu, c'était complètement enfantin comme sentiment, mais en sa présence j'avais souvent l'impression de n'être qu'une enfant, une toute petite fille, capricieuse et énigmatique...

Puis le vent vint de nouveau caresser tendrement mes cheveux. « Une jolie femme est toujours plus intéressante qu’un livre, qu’importe l’auteur... Je me nomme Aymeric. Aymeric Lockwood. » Me disait-il le plus naturellement du monde, comme si je ne connaissais pas son prénom. Tout le monde le connaissait, en tout cas dans ce monde-là, tout le monde parlait avec tout le monde, ce que je pouvais trouver cela amusant, ou au contraire exaspérant. Attendait-il peut-être qu'à mon tour je vienne lui donner mon prénom. Je ne voulais pas lui donner aussi facilement mon prénom, parce que le jeu était au delà de ce prénom échanger, de cette discussion. Je comptais m'occuper, puisque je n'avais que cela à faire, pourtant... A côté de cela, je ne voulais pas m'avouer vaincu, et pour une raison que j'ignorais, je venais à le fixer droit dans les yeux, sans crainte ni gêne. Il n'apprécierait surement pas, qu'une femme ose le défier de la sorte du regard, mais j'aimais jouer avec le feu, surtout avec lui. « Enchantée de connaître votre prénom, monsieur... Mais j'en avais eu vent bien avant... On dit de vous que vous êtes un fin séducteur. » Disais-je avec un énorme sourire sur les lèvres, avant de lui emprunter des doigts son livre que j'ouvrais à n'importe quelle page. Roméo et juliet quoi de plus banale comme histoire. Cet amour impossible entre deux jeunes gens issus d'une famille si différente. Je tournais autour de lui, laissant le froissement de ma robe accompagné les vagues qui caressaient le bateau. « Pourquoi faut-il que l'amour qui est si doux d'aspect, mis à l'épreuve, soit si tyrannique et si brutal ? Ne trouvez-vous pas cela si... Pathétique, l'amour impossible entre ses deux-là, n'êtes vous pas tenter par une expérience, une vie dirais-je plus... Spontanée. » Finissais-je par lui dire alors que je m'étais dangereusement approchée de lui, bien trop prêt pour y voir la couleur particulière de ses pupilles, pas assez pour en ressentir son souffle sur mon visage. Pourtant, stoïque devant lui je tâchais de cacher mon ressentiment, parce qu'il aimerait trop lire en moi, parce que je sentais comme une fierté, de le chercher de la sorte, de le faire réagir, là où était le danger, finalement...


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MessageSujet: Re: Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...   Ven 19 Aoû - 20:04


Sans doute avais-je exagéré en l’appelant Madame, sans doute en faisais-je de trop mais devant pareille créature, je ne pouvais rester de marbre. Elle n’était sans doute point mariée à moins que son alliance soit malencontreusement disparue. Ah le mariage…Une belle petite prison dorée ou d’horreur pour laquelle les parents seraient prêt à tout. Ce qui était le cas de mes parents en tout cas. Très chère famille que je vous aime ! Qui n’a jamais aimé sa famille ? Qui n’a jamais voulu avoir une famille riche ? Qui n’a jamais voulu avoir une famille aimante ? Généralement, les deux ne peuvent être conciliés. C’est soit l’un ou l’autre, jamais les deux. A moins d’être un cas exceptionnel. Je ne me considérai pas comme un cas exceptionnel. Ma famille était riche, très riche mais aimante, ça je ne saurai répondre avec certitude. Mes parents ne m’avaient jamais mal traité mais l’amour qu’ils me donnaient ne m’avait jamais paru énorme et vrai. «Madame ? » Touchée. J’avais réussi à la toucher. Voyant la surprise sur son visage, j’en déduisis qu’on ne devait pas souvent l’appeler par ce terme. « Pensez-vous vraiment que je sois une madame ? Je suis libre, monsieur... » Contrairement à elle, je n’affichai aucune surprise sur le visage. Je comprenais que mes propos aient pu la vexer. Ce qui était tout à fait normale pour une jeune femme de son âge.

Je lui avais dévoilé mon identité sans aucune retenue. En même temps, à peu près tout le monde savait qui j’étais sur ce paquebot. La famille faisait bien son travail parfois…Cette fille me prit d’un coup au dépourvu, plantant son regard dans le mieux. J’aimai ça. J’aimai qu’une femme me nargue, me défie. Cela était tellement rare et amusant à la fois. « Enchantée de connaître votre prénom, monsieur... Mais j'en avais eu vent bien avant... On dit de vous que vous êtes un fin séducteur. » Elle s’amusait, le sourire aux lèvres. Un fin séducteur..Oui, on parlait de moi en ces termes. Elogieux ? Hum, je n’irai pas jusqu’à dire ça. « Que voulez-vous ma chère…J’apprécie la compagnie des femmes beaucoup plus que je ne le devrai. Cependant, aucune n’a encore mérité d’avoir mon cœur. » Ma liberté me convenait encore bien assez. Une liberté que je n’aurai bientôt plus. Le livre que je tenais en main arriva dans les mains de la brunette. Me tournant alors au tour comme un prédateur autour de sa proie, elle commença alors une simple critique sur l’œuvre de Shakespeare. « Pourquoi faut-il que l'amour qui est si doux d'aspect, mis à l'épreuve, soit si tyrannique et si brutal ? Ne trouvez-vous pas cela si... Pathétique, l'amour impossible entre ses deux-là, n'êtes vous pas tenter par une expérience, une vie dirais-je plus... Spontanée. » Je ne savais si ses paroles avaient un sens caché. Ce libre, je le lisais par pur plaisir, je ne m’étais jamais arrêtée sur l’aspect quelque peu philosophique. Roméo se donnait la mort croyant Juliette morte, point, fin de l’histoire. «Spontanée ? L’amour est et sera toujours pathétique. Qu’importe l’histoire d’amour, qu’importe Roméo et Juliette, qu’importe Caty et Heathcliff, tout se finit mal à jour. A moins de tomber sur la bonne personne. Vous ne croyez pas en l’amour si je comprend bien. »
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MessageSujet: Re: Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...   Lun 22 Aoû - 12:07

M'amuser ? Il ne me restait plus que cette occupation à faire sur le bateau en attendant de retrouver les États-Unis. J'avais cette soudaine mais tellement impressionnante impression de vivre quelque chose de fort. J'allais enfin réaliser mon rêve, commencer une nouvelle vie, dans un nouveau pays. J'osais espérer que mes problèmes, les soucis tout ce que j'avais vécu ne soit qu'un affreux souvenir, je voulais pleinement vivre d'une vie peu commune, je le méritais. Observant mon interlocuteur, je ne pouvais cracher sur cette beauté, cette prestance qu'il dégageait. « Que voulez-vous ma chère… J’apprécie la compagnie des femmes beaucoup plus que je ne le devrai. Cependant, aucune n’a encore mérité d’avoir mon cœur. » Je souriais timidement alors que j'entendais dans ses paroles qu'il était de ceux à séduire, par de jolies paroles. Je ne me laissais pas faire, même si cette discussion avait l'avantage de parler de lui, plus simple pour la suite. Il était différent de l'image que j'avais de lui avant d'embarquer. Certes lui voler sa montre n'était qu'une façon détournée de me venger de cette vie que j'avais mais pourtant, je n'en ressentais aucune haine envers lui. Il me répugnait par sa noblesse, mais il m'intriguait par son regard et de cette réputation qu'il avait. J'aimais cela... Aussi stupide fut-il, j'aimais cette sensation. « Votre cœur est donc libre ? » Disais-je tout en sous entendant que je m'y intéressais. Était-ce le cas ? Mon cœur ne pouvait répondre pleinement à cette question. Enfin, non je n'étais pas intéressée par lui, parce qu'il était complètement arrogant, sur de lui, très séducteur et riche. Puis, je recherchais pas un mari chez qui me marier, j'aimais trop ma vie pour m'infliger cela. Mais, je ne savais exactement pourquoi, mais j'aimais jouer ce jeu de la séduction avec lui, appréciant le picotement dans mon ventre, les étoiles dans mes yeux et ce visage si beau. Je devais penser à autre chose, je prenais son livre, je jouais avec lui, posant des questions philosophiques, voulant cacher ma misérable vie de pauvre.

J'étais cultivé il s'en rendrait compte... Tout du moins, je désirais briller. Étrange. « Spontanée ? L’amour est et sera toujours pathétique. Qu’importe l’histoire d’amour, qu’importe Roméo et Juliette, qu’importe Caty et Heathcliff, tout se finit mal à jour. A moins de tomber sur la bonne personne. Vous ne croyez pas en l’amour si je comprend bien. » M'avouait-il alors que je ricanais légèrement. Ma main caressant ma nuque, je le regardais, me demandant ce qu'il pensait bien de tout cela. Je ne comptais pas aimer, je voulais juste survivre, le reste n'avait aucune importance. Même si ses yeux enchanteurs me troublaient bien plus que je ne l'aurai imaginer, je tâchais de rester toujours sur de moi, ne rien lui montrer... Même si mon cœur, battait follement dans ma poitrine comme des coups de marteau. Douleur invisible. « L'amour est réservé au rêveur, comment être certains de trouver la bonne personne ? Il y a toujours des embuches, toujours des complications. » Disais-je cette phrase à demi mot, alors que je continuais ma route, doucement. Je désirais qu'il me suive, afin de continuer cette discussion le long des balustrades. Je ne supportais que très peu ce corset qui tiraillait ma poitrine, alors que je ne désirais qu'une chose la liberté. Elle n'avait pas de prix et aimer signifiait en tout cas pour moi, qu'on allait soigneusement m'enfermer dans une cage. Même avec un riche, il ne fallait surtout pas aimer. « Vous ne semblez pas plus attaché à l'amour que je ne le suis. Des déceptions ? Une fiancée à repousser ? Elles ne sont pas assez riches pour vous ? » Disais-je un petit ton sarcastique dans la voix. Il devait avoir une vie toute tracé, n'avoir ce qu'il désirait. Il était comme tous ses riches que je détestais, dont je volais ce que je pouvais. Ils ne s'en rendaient pas compte tant l'argent était en abondance chez eux. Je jouais la petite fille riche, mais je ne l'étais pas et je ne désirais pas me faire chopé sur ce bateau. Je lui souriais, pour le rassurer, me rassurer avant d'attendre son point de vu. Il devait surement divergé du mien, après tout ce n'était qu'un riche. Comme tous les autres...


« Victoire Églantine Morrighan; Nevermind, I’ll find someone like you. I wish nothing but the best for you too. Don’t forget me, I beg, I remember you said. « Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead » Sometimes it lasts in love but sometimes it hurts instead, yeah... You’d know how the time flies. Only yesterday was the time of our lives. We were born and raised in a summery haze. Bound by the surprise of our glory days. I hate to turn up out of the blue uninvited, But I couldn’t stay away, I couldn’t fight it. I hoped you’d see my face & that you’d be reminded, That for me, it isn’t over yet. »
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Aymeric & Eglantine Ҩ Qu'il est compliqué de te détester...

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