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 EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞

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❝Viens Joséphine dans ma machine qui vole, qui vole s’envole comme une folle.❞
Ҩ MOUETTES : 99
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Ҩ MOOD : Perdue.
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Ҩ ETAT CIVIL : fiancée.
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Ҩ POURQUOI ?: Pour échapper à mon mariage forcé.

MessageSujet: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Jeu 30 Juin - 10:08

« edwige&lewis »
Depuis mon embarquement à bord du Titanic, je me sentais libre. Entre l'Amérique et l'Irlande, plus personne ne pouvait m'obliger à épouser ce Maximilien Carmichael, que je connaissais à peine ! Pourtant, je ne savais pas comment m'y prendre pour échapper à la sentence, une fois débarquée sur la terre ferme. Comment laisser ma famille ? La couvrir de déshonneur ? Malgré ma rancœur envers mes parents, je ne cessais d'être assaillie par des sentiments contradictoires, des doutes immenses, de la culpabilité aussi. Comme des gouffres béants qui attendent le meilleur moment pour m'aspirer. J'avais passer toute ma journée à arpenter le bateau. Appréciant l'océan à perte de vue, savourant le voyage. La brise fraîche emportant les mèches libres de mes cheveux, me chatouillant le visage. C'était dans ces moments là, que je ne regrettais pas d'avoir embarquer. Quelques fois, je m'asseyais sur un banc, regardant au loin les premières classes. Ces femmes guindées et boudinées dans leur robes, riant aux éclats sans doute pour alimenter l'égo de leurs maris. Ces hommes propres comme des sous neuf, regardant avec mépris les personnes de la classe du dessous, mais appréciant avec un regard vorace, les jolies femmes qui passent à la portée de leurs yeux. Alors que le soleil commençait à se coucher sur la mer, je me levais pour me diriger vers ma cabine pour me changer. Les vieilles habitudes s'accrochent, lorsque l'on est à l'extérieur, il faut toujours se changer pour le repas du soir. J'entends encore la voix de ma mère et de Mademoiselle Duke, m'ordonnant d'être présentable et de bien apprendre les bonnes manières qui me serviront un jour à être une grande dame. Pourtant, je savais qu'il n'y avait personne à impressionner. Les premières classes étant regroupés dans leur restaurant, et les secondes, troisièmes classes dans un réfectoire. Cependant, l'ambiance du réfectoire, y est chaleureuse et vous enveloppe en un instant. Une fois dans ma cabine, j'y choisis une robe blanche et noire, simple. Le diner se déroula comme d'habitude, Églantine, se joignit même à moi pendant le repas. Je regardais avec un sourire non dissimulé, ces personnes qui ne se soucis de rien d'autre que de la vie en elle même. Qui vont en Amérique pour tenter leur chance. Pourtant, ce soir la culpabilité et le remord, décidèrent de venir me ronger. Je m'excusais auprès de mes compagnons de table et sortis. L'air frais pénétra dans mes poumons, j'inspirais à fond avant de me diriger au hasard sur le bateau. Il faisait nuit, peu de personne déambulaient hors de leurs chambres à cette heure-ci, mis à part les officiers faisant leur ronde. Même eux, se faisaient rare. Mon châle noir, sur les épaules, je passais la promenade sans encombre, tout en laissant mon regard vagabonder sur la mer, noire à présent et reflétant la lune écarlate. J'arrivais à la passerelle. Me stoppant quelques secondes, m'assurant de ne pas être suivie. Cette portion du bateau était interdite au passager, cependant, une idée me traversa l'esprit. Complétement folle et irréfléchie. Si je sautais du pont ? Ma famille ne serait pas déshonorée, tout le monde penserait alors que je suis tombée, il n'y aurait pas de mariage et je serais enfin en paix. Une larme salée descendit le long de ma joue. Je m'enfonçais alors dans cet endroit interdit, laissais couler mes larmes amères. J'arrivais enfin prés des rambardes, me penchant en avant, je vis le gouvernail et deux hélices. J'évitais de penser à ce qui risquait de m'arriver une fois en bas. J'inspirais à fond, enjambant la rambarde malgré ma robe qui me gênait un peu. Une fois passée de l'autre côté, je fermais les yeux pendant un petit moment pour apprécier l'air frais, une dernière fois … Puis je les rouvris, penchant la tête en avant.

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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Jeu 30 Juin - 12:33

Je n'étais pas au plus haut de ma forme ce soir-là et j'avais quitté le réfectoire très tôt, préférant rejoindre ma cabine puisque de toute évidence, le cœur n'était pas à la joie et la bonne humeur de la salle de restauration. Rejoignant ma cabine, je m'installais au lit et les bras derrière la tête, je fixais le plafond, songeur. Je pensais à Joséphine, me demandant ce qu'elle pouvait bien faire à l'heure qu'il était. Je regrettais de ne pas avoir convaincu mon parrain de la faire embarquer aussi à bord du Titanic. Il est vrai qu'elle voulait finir ses études, elle était bien plus raisonnable que moi. J'étais un raté, je ne la méritais pas. J'étais son grand frère et pourtant, je me sentais souvent bien plus petit qu'elle. À l'adolescence, j'étais parti en vrille et n'arrivais plus à me remettre sur le droit chemin.

Cogitant, ne trouvant pas le sommeil, je décidais de m'habiller à nouveau pour aller prendre l'air. J'enfilais simplement une chemise et mon pantalon avec mes bretelles. Méticuleux, je pris soin de ne pas laisser dépasser un pans de ma chemise que j'entrais bien dans mon pantalon. Je me regardais dans la glace de la cabine et fit une grimace à mon reflet. Je ne me trouvais pas bonne mine et ne pris même pas la peine de peigner mes cheveux que je laissais en bataille. Ma barbe de quelques jours me donnait une allure plus masculine et moins enfant et même si je trouvais parfois que la barbe faisait négligé, ce jour-là, je trouvais que cela me donnait un air nouveau. Peut-être étais-je fin prêt à passer à autre chose dans ma vie et sortir de cette carapace que je m'infligeais, celle de rester cloîtrer dans une image négative qui me faisait souffrir au quotidien.

Je pris bien soin de fermer à clé ma cabine - que je ne payais pas, et personne n'osait rien me dire sous peine de se retrouver face au capitaine qui expliquerait à quiconque essaie de chasser son filleul qu'il serait puni. Les clandestins aimaient venir squatter et le comble était que je détestais cela. Je traversais à pas de loup le couloir des cabines, ne voulant réveiller personne car, à cette heure-ci, la plupart des passagers avaient rejoint leur couchette. Arrivé sur le pont, je décidais de rejoindre celui des embarcations. La vue y était magnifique et en pensant à cela, je vérifiais que j'avais bien mis mon calepin et mon crayon à papier dans ma poche de pantalon. J'aimais bien réaliser quelques croquis, rapidement, pour ensuite en faire de vrais dessins sur papier et parfois sur toile.

Je savais que je n'avais pas le droit de pénétrer sur la passerelle, mais je n'avais pas peur de me faire attraper. Mon parrain me défendrait quoi qu'il arrive, alors, je pouvais bien faire ce qu'il me plaisait. Ce genre de voyage n'arriverait qu'une fois dans ma vie et je comptais bien en profiter au maximum que cela m'en était permis. Le vent se mêlait à mes cheveux ce qui les mit un peu plus en bataille. Bien que pas vraiment longs pour une fois, on pouvait deviner leur épaisseur et leur fâcheuse tendance à onduler. Je marchais lentement vers les rambardes et m'arrêtais net, ouvrant de grands yeux, en découvrant un spectacle auquel je n'aurais jamais pu penser. Une femme, blonde, dont les cheveux ondulés volaient au vent, se tenait, d'une robe noire et blanche vêtue, à l'extérieur du bateau, face au gouvernail et à la poupe. J'avalais fortement ma salive et avançais d'un pas vif, tout en gardant une certaine distance avec elle. Je m'arrêtais à nouveau en cillant. Je la trouvais sublime, presque irréelle. Le danger qu'elle prenait me serra le cœur. Mille questions se bousculèrent dans ma tête. Je me raclais la gorge en passant nerveusement mes doigts dans mes cheveux. Finalement, je pris la parole, d'une voix calme et douce, ce genre de ton dont je ne me soupçonnais pas pouvoir utiliser.

    "Vous ne devriez pas faire ça vous savez. Je ne savais pas vraiment quoi dire, et m'avançais d'un pas, arrivant à côté d'elle, et je m'accoudais à la rambarde. Je l'observais et déglutis, mes yeux découvrant sa beauté d'un peu plus près. Je ne réagissais pas de cette façon en présence des femmes, mais celle-ci, dans toute sa détresse me désarçonnait.Madame, ils sont un peu cons les premières classe. Sans vouloir vous offensez... décrétai-je, maladroitement, me disant que seules les femmes de première classe pouvaient avoir des envies de suicide vu l'ennui de leur fête. Cependant, je n'en savais rien, je ne pouvais pas me douter qui elle était, encore moins la raison de sa détresse.
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Jeu 30 Juin - 18:57

« edwige&lewis »
Je me figeais soudain en entendant des pas précipités puis un raclement de gorge. Je n'étais pas seule. Je clignais des yeux quelques instants, ne sachant pas quoi faire, je n'osais pas me retourner de peur de voir un officier derrière moi. Une énième larme s'écrasa contre ma joue. « Vous ne devriez pas faire ça vous savez. », dit une joie masculine. Cette voix n'avait rien d'autoritaire mais calme et douce. Rien à voir avec un officier. Pourtant la réponse resta coincée dans ma gorge. Je ne voulais pas passer pour une hystérique, ni pour quelqu'un d'arrogant, et de méchant, car ce n'était pas moi. Cependant, je voulais qu'il me laisse malgré le fait qu'à présent quelqu'un sera témoin de ma folie. J'inspirais lentement, essayant de chasser la peur de mes entrailles. Peut être aller t-il me dénoncer ? Alerter tous les officiers ? Mes mains se crispérent et mon cou se tendis. Puis la personne s'approcha de la rambarde et s'y accouda. Je tournais quelque peu la tête et découvris un jeune homme, assez séduisant. Une barbe de quelques jours ornait son visage, il avait aussi l'air fatigué. Ses cheveux ondulaient dans le vent. Il m'observa et je ne réussi pas à détourner mon regard du sien. Je l'observais aussi, en retour.

 « Madame, ils sont un peu cons les premières classe. Sans vouloir vous offensez ... », déclara t-il. J'eus un léger sourire, il me prenait pour une première classe. Je lui répondis alors, essayant de maitriser ma voix. Mais je n'obtins une petite voix tremblotante.  « Je ne suis qu'une deuxième classe. ». J'inspirais lentement.  « S'il vous plait. N'essayez pas de m'aider, je vous en prie, laissez-moi. », continuais avant de détourner le regard. J'eus peur l'espace d'un instant d'avoir été trop abrupte. Mais la présence de cet homme me déstabilisait. Comme si il faisait taire mes doutes, ma culpabilité alors que je ne l'avais jamais vu de ma vie. Je ne comprenais pas tellement ce qui se passait. Mes bras commençaient à faiblir, à trembloter. Je grimaçais légèrement, j'en avais assez de cette vie, je ne voulais pas de ce mariage forcé. Il ne fallait pas que je faiblisse. Cependant, je ne voulais pas me lâcher dans le vide devant cet homme. Je ne voulais pas qu'il soit témoin de ceci, peut être l'accuserait-on de quelques choses ? Peut être que mes parents seraient triste par rapport à ma perte, mais j'en doutais fort. Je baissais de nouveau les yeux, continuant à observer les hélices et le gouvernail.
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Ven 1 Juil - 10:21

Je ne comprenais pas vraiment comment est-ce que j'avais fait pour me retrouver dans une telle situation. J'avais juste voulu m'aérer l'esprit en venant ici, au plus près de la mer, à l'endroit même où il me semblait que la liberté était le plus proche de moi. Je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour me retrouver à tenter de raisonner une jeune femme suicidaire - ou du moins, je ne tarderai pas à le faire. Maladroit dans mes paroles comme toujours dans les situations inconfortables, je n'avais pu m'empêcher de donner, d'emblée, mon avis sur les premières classes. Je m'étais encore rapproché d'elle et me tenais à présent à ses côtés, seulement, mes pieds à moi appartenaient encore au Titanic. « Je ne suis qu'une deuxième classe. » Je souris faiblement, contenté par sa réponse alors que j'ouvris, l'instant d'après, légèrement la bouche, étonné et impuissant de la voir dans un tel état. Elle me faisait ressentir des choses étranges et cela ne me rassurait pas. Bien que je la trouve très belle, je ne l'imaginais pas dans mon lit, cette idée ne m'effleura même pas l'esprit. « S'il vous plait. N'essayez pas de m'aider, je vous en prie, laissez-moi. » Je n'étais pas du genre à laisser tomber, surtout qu'elle était dans une drôle de position. Je portais un instant mon regard sur ses pieds. Elle portait de belles chaussures à talons et risquais, à tout moment de glisser. Je déglutis une nouvelle fois en portant mon regard sur la mer. Je voyais la grosse hélice tourner et ouvris de grands yeux avant de respirer un grand coup et de reporter mon attention sur le visage de la jeune femme. Une larme roula sur sa joue et fut rapidement emportée par le vent.

J'étais resté silencieux à sa requête, ne pouvant plus bouger. Je n'arrivais pas à partir et cette idée ne me vint même pas une seule seconde à l'esprit. Soudain, ce fut trop. Ses bras tremblait et elle se penchait bien trop en avant. Sans faire de bruit, je me plaçais derrière elle et collais mon torse à son dos pour prendre délicatement et doucement ses poignets. Ses bras étaient si fins que j'eus peur de la blesser, sa peau si douce que j'eus la crainte de la lui faire rougir d'irritation. Son parfum m'enivra les sens et je fermais un instant les yeux, troublé, juste une seconde, mais c'était celle de trop. Je ne comprenais pas ce que j'étais en train de faire et me repris, rapidement. « S'il vous plaît. Ne faites pas cela. Quelque soit la raison de vos larmes, ce bateau nous conduit vers un horizon nouveau. » Je déglutis et cherchais mes mots. Je crois que je ne savais pas ce que j'étais en train de faire, et surtout, c'était la première fois que je m'adressais de la sorte à une dame et avais peur de dire un mot qui la ferait passer par dessus bord. Je doutais que mon emprise sur elle ne l'empêche de commettre l'irréparable. Je fis glisser mes doigts le long de son bras, les yeux fermés pour me concentrer sur mes gestes. Je trouvais ses doigts et lentement, je déliais sa main moite de la rambarde et je mêlais ses doigts aux miens pour la tenir fermement.

Mon cœur redoubla de vitesse à cet instant mais j'étais persuadé que la cause n'était autre que la situation désagréable et dangereuse dans laquelle je me trouvais. « S'il vous plaît. Tournez vous, face à moi. Je vous tiens. Je vais vous aider à revenir à bord. Peut-être devriez-vous même abandonner vos chaussures... pour ne pas glisser. » En même temps, mon bras libre était passé autour de sa taille pour maintenir tout son corps. Je ne voulais pas qu'elle tombe au moment où elle se serait raisonnée. Je voulais plus que tout la trouver près de moi de l'autre côté du pont et, tendrement, d'une voix que je ne me connaissais pas, je déclarais, maladroitement: « Ce n'est pas le meilleur endroit pour voir la beauté de la mer de plus près. Et puis, l'horizon est brouillé d'ici...» Ma blague était de mauvais de goût. Quel idiot je faisais de vouloir la faire sourire. Ce n'était pas moi, parfait inconnu qui pourrait la faire sourire. La raison de sa détresse ne pourrait pas être calmée par la venue d'un inconnu... surtout quand l'inconnu, c'était moi...
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Dim 3 Juil - 18:53

Je n'avais imaginé me mettre dans une situation pareille. C'était comme si ma vie tournait à l'envers, comme si elle avait pris un cap décisif sans que je m'en aperçoive. Un point de non-retour, voilà ce que j'avais franchi. Je n'avais plus le contrôle, plus d'emprise sur ce qui se passait. J'avais décidé sur un coup de tête de tout quitter et prendre ma vie en main. Le résultat est plus que navrant, je me retrouve suspendue au dessus d'hélices et d'un gouvernail avec un jeune homme essayant de me raisonner. Il s'était imaginer que j'étais une première classe, j'ignore pourquoi. Peut être à cause de ma robe ou de ma toilette, je n'en sais strictement rien, mais là n'est pas la question. Il s'était approché de moi, se tenant maintenant à mes côtés. Je pouvais sentir faiblement son parfum. Je sentais sa présence, et celle-ci semblait influencer les battements de mon cœur. C'était la pagaille dans ma poitrine, mais lui à mes côtés, me fit l'effet d'un anesthésiant, effaçant quelques peu mes peines. Je n'osais pas le dévisager, le peu que j'avais vu de lui était plus qu'agréable, ses yeux si sincère, inquiets aussi. Comme si il me connaissait et voulait comprendre ma peine. Mes pieds étaient engourdis, à moitié dans le vide, l'autre sur le bateau. Je sentais la tension que je lui infligeais, pourtant, il aurait pu passer son chemin, me laisser à mon sort, ma folie suicidaire. Beaucoup de personnes, se seraient contenter de me regarder au loin ou d'alerter les officiers, leur laissant la situation délicate entre les mains. Pourtant, lui, venait à mon secours, comme une bouée de sauvetage. Il fallait maintenant savoir si j'allais m'y accrocher, ou me continuer de couler. L'ayant repoussé et sollicitant le fait qu'il s'en ailles, il n'en fit rien mais resta muet face à cela. Cependant, il resta à mes côtés et ne parla plus pendant quelques temps. Me laissant face aux méandres de mes pensées sordides. Soudain, il fit quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas. Il se plaça derrière moi, je sentis son torse contre mon dos. J'inspirais longuement. Allais t-il me tirer vers le pont ? Il avait assez de force après tout, et puis je pourrais pas résister car les miennes s'étaient presque toutes envolées. Mais, il me saisit uniquement les poignets. D'un douceur infinie, je sentis sa peau contre la mienne, son souffle chaud dans ma nuque et je ne pouvais m'empêcher de frissonner. Mon cœur repris alors une course folle, pas à cause de la peur cette fois, seulement à cause de cet homme. Je ne tournais pas la tête, ayant peur d'affronter le regard de cet inconnu, si doux et impliqué dans mes actes, à présent.

« S'il vous plaît. Ne faites pas cela. Quelque soit la raison de vos larmes, ce bateau nous conduit vers un horizon nouveau. », dit-il doucement. Puis, il fit glisser ses doigts, le long de mes bras pour trouver les miens. Je fermais les yeux un instant, complétement déstabilisée. « Ce n'est pas si facile, j'avais cru partir vers cet horizon nouveau, cependant je me suis trompée. Le destin nous rattrape toujours ! Je suis une idiote. », dis-je dans un sanglot. Il défit une de mes mains de la rambarde, et la pris fermement dans la sienne. J'eus peur de tomber, mais il me retint par la taille, l'enserrant de son bras libre. Ma vie dépendait tout autant de lui que de moi à présent. « S'il vous plaît. Tournez vous, face à moi. Je vous tiens. Je vais vous aider à revenir à bord. Peut-être devriez-vous même abandonner vos chaussures... pour ne pas glisser. », dit-il. J'hésitais pendant une minute avant de suivre son conseil. Je levais mon pied droit, laissant alors tomber mon premier escarpin dans le vide. Il tomba sur une hélice, provoquant ma panique. Si cela avait été moi ? Mon pouls s'accéléra de plus en plus, puis je laissais mon deuxième escarpin tomber, cette fois, je ne suivis pas sa course des yeux. Je suivis l'ordre qu'il m'avait donner. Je me tournais vers lui lentement, ma main serrant la sienne, en tremblant. J'inspirais doucement, m'exhortant au calme. Pourtant, c'était plus facile à dire qu'à faire ! Tout en me tournant, je ne pu m'empêcher de murmurer.  « Ne me laissez pas ». Une fois, face à lui, je levais mes yeux vers les siens rencontrant deux prunelles marrons. « Ce n'est pas le meilleur endroit pour voir la beauté de la mer de plus près. Et puis, l'horizon est brouillé d'ici...», ajouta t-il. L'esquisse d'un sourire naquit alors sur mes lèvres, mais je savais bien qu'il était gêné par la situation. Ce n'était pas tous les jours que l'on tenait, une jeune femme suicidaire entre ses bras, et ce n'était pas forcément agréable. Mon visage à quelques centimètres du sien, j'hésitais à poser mon front contre le sien, juste pour me calmer. Pourtant, une dame ne devait pas se montrer ainsi avec un inconnu. J'entendais déjà la voix de ma mère me faire la leçon. Pourtant, je résistais pas, après tout, une dame devait rester impassible aussi et il avait assisté à ma tentative de suicide. Je déposais alors mon front sur le sien, fermant les yeux quelques instants, chuchotant un « merci » à peine audible.
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Lun 4 Juil - 19:07

En l'espace de quelques minutes, tout avait basculé. Je me demandais comment de la cabine morose et d'un sommeil qui ne voulait pas venir à moi, j'avais pu me retrouver au bout du bateau, à retenir une femme suicidaire. Je ne connaissais pas la raison de ses larmes mais sa peau douce et son parfum rassurant me convainquirent qu'elle ne pouvait pas mériter d'être malheureuse. N'avait-elle personne à bord du bateau qui avait remarqué sa disparation? Etait-elle si seule pour qu'aucune présence humaine ne la retienne dans ce monde où l'avenir était à découvrir. Et l'horizon que nous voyions là, baignant la lune dans sa rousseur, presque pleine, était un message pour nous dire qu'en Amérique, tout serait meilleur, tout serait plus beau. J'en étais convaincu et n'avais jamais été aussi optimiste dans ma vie. Quand je fermais un instant les yeux, alors que je l'entendais sangloter, j'osais légèrement pencher mon nez dans ses cheveux et je respirais son parfum. Un sourire naquit sur mon visage alors que j'ouvrais à nouveau les yeux, lentement. Ses doigts s'étaient refermés autour des miens et je pouvais maintenant m'assurer qu'elle ne tomberait pas. Finalement, elle me répondit, et je sentis sa voix moins dans la détresse, bien que triste. « Ce n'est pas si facile, j'avais cru partir vers cet horizon nouveau, cependant je me suis trompée. Le destin nous rattrape toujours ! Je suis une idiote. » Je fronçais les sourcils et fit non de la tête. Je gardais mon visage tout près du sien et doucement, je répondis. « Je ne crois pas vous savez. Il faut parfois choisir entre être victime de son destin ou provoquer le destin que l'on voudrait avoir. Et une idiote ne se rendrait pas compte que son destin soit disant prévu n'est pas celui qui lui convient... » Je me raclais la gorge, gêné, et arrêtais là mon discours pas vraiment certain d'être de bon conseil pour une femme qui me semblait bien trop pure pour être de mes fréquentations.

Même si tout mon être était soudain comblé d'un bien être particulier auquel je n'arrivais pas à porter de mot, je la sentis faiblir sous mes doigts et revins à la raison. Elle était au dessus du vide et c'était moi qui maintenait la jeune femme pour ne pas qu'elle tombe dans le vide, exactement comme commençait à faire son escarpin après lui avoir demandé de les abandonner pour pas glisser. Je fus d'abord étonné de voir qu'elle suivait mon conseil mais je pris bientôt plus d'assurance et laissais ma main glisser dans son dos alors qu'elle se tenait à présent face à moi. Concentré dans mes gestes, je relevais seulement à présent mon visage vers le sien et je ne réussis même pas à lui sourire lorsque je croisais son regard mais j'étais certain que mon regard exprimait toutes ces sensations bizarres mais pas désagréables qui naissaient en moi. « Ne me laissez pas » Un sourire s'esquissa sur mon visage alors que dans un murmure, en faisant non de la tête, tendrement, je lui répondis: « Non... bien sûr que non, je vous tiens... madame... mademoiselle? » Quel boulet! Je me raclais la gorge et baissais les yeux, honteux d'avoir pris un air interrogatif à la fin de mes paroles. Cela ne me regardait en rien du tout et puis je n'étais pas du genre à m'inquiéter si les femmes étaient célibataires lorsqu'elles me plaisaient. Mais là, ce n'était pas comme d'habitude, tout était chamboulé autour de moi il me semblait. La barrière nous séparait toujours alors je gardais mes mains fermes et douces autour d'elle, et je déglutis en sentant son souffle chatouiller mon visage alors que mon cœur s’emballait. J'étais certain qu'il s'agissait de la situation, le fait de savoir que si je la lâchais, sa mort serait sur ma conscience, à vie. Je ne comprenais pas que ce qui m'arrivait était un sentiment beaucoup plus agréable que de la culpabilité et de l'égo.

Elle posa son front contre le mien et je souris doucement. Une de mes mains remonta dans son cou et je caressais ses cheveux et sa nuque doucement, naturellement, comme si je l'avais connu depuis toujours. Je crus reconnaître un léger « merci » dans un murmure mais je restais silencieux, préférant la garder contre moi pour assurer sa survie, ou peut-être était-ce que je n'arrivais plus à me séparer d'elle. Finalement, revenant à la raison après être restés enlacés un bon moment - et je me disais que c'était pour qu'elle reprenne ses esprits, non parce que j'appréciais cette douce étreinte - je cherchais son regard et lui dit, d'un ton assuré mais calme: « Tenez vous, fermement, autour de mon cou... et essayez de poser un pied sur la barre la plus haute, une fois que vous êtes sûre de bien être accrochée à mon cou. Vous ne pouvez pas rester là où vous êtes. » Je l'encourageais du regard, faisant un signe de tête encourageant à chaque mouvement de sa part, même lorsqu'elle ne faisait rien, peut-être. Finalement, avec un peu de peur mais beaucoup de solidarité, je réussis à la hisser à l'intérieur du bateau et je ne me rendis pas compte que je la gardais encore dans mes bras, mes bras serrés autour de sa taille, ses jambes dans le vide et son visage légèrement au dessus du mien. Je levais la tête pour la fixer dans les yeux et je lui souris, doucement.

Soudain, je me souvins que je ne connaissais pas son nom. « Moi, c'est Lewis. Et s'il vous plaît, je suis un simple... clandestin, on peut dire cela, donc... vous pouvez me tutoyez... Vous semblez bien plus importe que moi... » J'avais préféré le statut de clandestin pour voir si cela changerait quelque chose à son regard. Pour l'instant, ses yeux me rassuraient, son parfum m'apaisait. Je ne comprenais rien. Mais je ne me considérais pas comme clandestin. C'est à ce moment-là que j'ai eu une idée que j'estimais parfaite pour lui remonter le moral. Je ne savais pas pourquoi je tenais tant à la voir heureuse, mais je me promis que ce serait ma résolution de la soirée. Pris dans mon élan de bonne humeur soudaine, je la reposais doucement au sol en souriant largement. Je la pris par la main et l'entraînais plus haut sur le pont, jusqu'à une échelle qui menait à une cabine des officiers généraux. « Venez, montez. Je sais comment est-ce que vous allez pouvoir admirer l'horizon, et voir combien l'Amérique est belle. » La voyant hésitante, je ris doucement en passant une main dans mes cheveux. « Allez-y, allez, faites moi confiance. On risquera rien là haut... » J'hésitais un instant, baissant les yeux en bougeant un pied maladroitement.

Je relevais le regard vers elle et grimaçais légèrement en passant une main dans mes cheveux avant de lever une épaule, avant d'avouer ce qui le gênait: « Smith... Le capitaine... C'est mon parrain. Il ne dira rien. » Mais je retrouvais déjà ma bonne humeur et mon sourire et alors qu'à présent elle montait, je la suivis et une fois en haut, je me positionnais derrière elle, alors qu'elle s'émerveillait sans aucun doute devant la vue imprenable que l'on ne peut soupçonner depuis le bas du pont. Je mis mon visage au dessus de son épaule, sans oser poser mon menton dessus et soufflais doucement. « Alors ? Convaincue que l'horizon nouveau nous attend là bas...? » Lentement, mon cœur battant la chamade, je fis glisser mes doigts le long de son bras et finis par mêler tendrement nos doigts alors qu'une brise légère d'une nuit de printemps vint remuer ses cheveux et une nouvelle fois, je fus enivré de son doux parfum que j'aimais déjà. Me sentant étrange, bien que je gardais nos doigts enlacés, je repris, sur un ton plus léger et rieur: « Regarde, je vois même la statue de la Liberté... Bon, d'accord, en vraiment tout petit! » Et je ris doucement, sans me rendre compte que j' avais oublié que la femme à qui je tenais la main n'appartenait pas au même statut sociale que moi et que je lui devais vouvoiement et bonnes manières...
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Mar 5 Juil - 16:54

J'avais l'impression que cet homme essayer de réchauffer mon cœur meurtris. Mes larmes, mes sanglots semblaient bien ridicule face à ses paroles si sages, si douces. Il semblait tellement optimiste face à cette Amérique qui nous tends les bras au loin. Si convaincu qu'elle nous aidera à prendre un nouveau départ, même pour les plus démunis, les plus pessimistes. Des paroles tellement rassurante que j'étais à deux doigts d'y croire ! Alors que je sanglotais sans aucune retenue face à lui, je sentis l'arc de son nez plonger sur ma nuque, un geste si apaisant et si déstabilisant à la fois que mes sanglots cessèrent, laissant mes larmes être emportées par la brise fraiche du soir. Puis il réagit face à mes paroles, tellement terre à terre et désespérée. Je sentis son visage faire un « non » parmi mes boucles. Il me répondit alors, son souffle réchauffant mon cœur et le crispant d'une sensation que je ne connaissais pas . « Je ne crois pas vous savez. Il faut parfois choisir entre être victime de son destin ou provoquer le destin que l'on voudrait avoir. Et une idiote ne se rendrait pas compte que son destin soit disant prévu n'est pas celui qui lui convient... », dit-il. Ses paroles m'apaisèrent quelques instants, je ne savais pas quoi répondre. Je n'avais tellement envie d'imposer ma vie à cet inconnu, pourtant si proche. Plus proche que n'importe quel homme ne l'a était avec moi, jusqu'à présent. Puis, il se racla la gorge, me ramenant à la réalité, dure réalité … j'étais encore perchée à moitié dans le vide. Son étreinte me rendit tout de même plus sereine. Cependant, lorsque je fus tournée vers lui, croisant enfin ses yeux, une boule se forma au creux de mon ventre, j'avais l'impression de pouvoir lire tellement de chose sur ce qu'il ressentait, mais je ne voulu pas les interprétées de peur d'y voir des choses qui me déstabiliserait à nouveau. Alors que je lui murmurais de ne pas me laissez tomber, il sourit. « Non... bien sûr que non, je vous tiens... madame... mademoiselle? », répondit-il. Ce fut à mon tour de sourire quelque peu face à son hésitation. Il baissa les yeux, laissant une sorte de vide envahir ma poitrine. « Mademoiselle. », dis-je simplement. Qu'importe que je sois mademoiselle à cet instant, mon destin était scellé, je serais madame dans quelques mois pour le plus grand bonheur de mes ignobles parents. Oui, grâce à moi, ils allaient pouvoir renflouer les caisses de la famille, à mon détriment bien sûr. Je me sentais idiote de l'avoir préciser, pourtant, cela m'était venu naturellement, comme si je tenais absolument à conserver mon ancienne vie, celle que j'avais avant que ce maudit mariage ne vient tout chambouler.

Alors que je posais mon front contre le sien, je ne m'attendais pas à ce qu'il réagisse à se contact, mais qu'il me laisse simplement me reprendre quelques instants. Non, laissant une de ses mains entouré ma taille, l'autre remonta le long de mon cou et commença à me caresser doucement la nuque ainsi que mes cheveux. Je ne m'en offusqua pas, au contraire, je soupirais d'aise, comme si il n'était pas un inconnu. Je ne sais pas combien de temps, nous sommes restés ainsi, surement quelques bonnes minutes, mais je n'avais pas plus envie que cela que ce contact tendre se termine. J'avais complétement oublié qu'une barrière nous séparais encore. Il reprit ses esprits avant moi, me ramenant encore une fois à la réalité. Nos regards se croisèrent de nouveau. « Tenez vous, fermement, autour de mon cou... et essayez de poser un pied sur la barre la plus haute, une fois que vous êtes sûre de bien être accrochée à mon cou. Vous ne pouvez pas rester là où vous êtes. », me dit-il. Je m'exécutais alors, emprisonnant son cou au creux de mes bras, saisissant sa nuque avec douceur. « Je suis prête. », déclarais-je. Je ne quittais pas ses prunelles des yeux, captant le moindre de ses encouragements silencieux. Avec beaucoup d'efforts – de sa part surtout –, il réussit à me hisser sur le pont. Plus de peur, ni de panique, j'étais calme. Calme, apaisée et surtout dans ses bras, mes mains autour de sa nuque et ses bras autour de ma taille. Lorsqu'il me sourit, je ne pus m'empêcher de faire de même, comme un sourire de remerciement. Éternelle gratitude. « Moi, c'est Lewis. Et s'il vous plaît, je suis un simple... clandestin, on peut dire cela, donc... vous pouvez me tutoyez... Vous semblez bien plus importe que moi... », repris t-il. Je ne perdis pas mon sourire, qu'il soit clandestin ou première classe, qu'importe ! Il m'avait sauver la vie, c'était bien assez suffisant pour que je ne soucis guère de son statut social ou même de son droit à être sur le Titanic. « Edwige. Edwige Standford. », lui répondis-je. Pliée aux règles ma mère et de Miss Duke, je savais que le tutoiement n'allait pas être mon fort. « Je vais avoir du mal à vous … te tutoyer, mais je vais essayer. », repris-je. J'inspirais doucement. Me laissant bercer par sa douce étreinte.

Il me reposa alors au sol, continuant de me sourire. Débordant de bonne humeur apparemment, il se saisit de ma main et m'entraina un peu plus en hauteur sur le pont, au pied d'une échelle. Je me demandais bien où il pouvait m'emmener déjà que nous n'étions pas autorisé à être ici. « Venez, montez. Je sais comment est-ce que vous allez pouvoir admirer l'horizon, et voir combien l'Amérique est belle. », s'enthousiasma t-il. J'hésitais au pied de cette échelle. [color=lightsteelblue]« Allez-y, allez, faites moi confiance. On risquera rien là haut... »[color], insista t-il. « Ce n'est pas interdit ? », demandais-je doucement. J'avais envie de le suivre, mais j'étais – comme toujours – soucieuse des règles, même si mon esprit d'aventurière du dimanche, me criait de le suivre. Peut-être étais-ce cela qui m'avait rendue si nunuche aux yeux du monde ? Puis il grimaça, comme si quelque chose le soucier, lui aussi. Il répondit alors à ma question, m'avouant par la même occasion, ce qui semblait le gêner. « Smith... Le capitaine... C'est mon parrain. Il ne dira rien. », admis t-il. J'inspirais, et me décidais à monter le long de cette échelle. Lâchant sa main, je commençais mon ascension. Une fois en haut, je me stoppais net. La vue était tellement belle, imprenable. J'en eus les larmes aux yeux, dire que quelques minutes plus tôt, j'étais entrain de songer à mettre fin à ma vie alors qu'un paysage si beau existe. Je sursautais quelque peu lorsque je sentis la présence de Lewis derrière moi. Son visage apparu à côté du mien, son menton au dessus de mon épaule, je souris à déclaration. « Alors ? Convaincue que l'horizon nouveau nous attend là bas...? », souffla t-il. « Presque … je le serait peut être totalement lorsque j'aurais poser un pied à terre. », déclarais-je en souriant. Puis, je sentis ses doigts enveloppés les miens, les liant doucement. Je refermais mes doigts sur les siens, comme pour parfaire cette nuit qui avait si mal commencer. « Regarde, je vois même la statue de la Liberté... Bon, d'accord, en vraiment tout petit! », s'exclama t-il joyeusement. Il rit, et je le suivis d'un éclat de rire léger et insouciant, ne relevant même pas le fait qu'il ait abandonner le vouvoiement. Sa présence me faisait un bien fou, il était un brin de fraicheur dans ma vie. « Tu a vraiment de bon yeux alors parce que moi, je ne vois rien du tout. », dis-je en riant.
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Mar 5 Juil - 19:47

Sur ce pont, suspendue au dessus du vide, j'avais ressenti le besoin de lui venir en aide. Sa silhouette faisait naitre en moi quelque chose de nouveau qui me donnait envie de vivre, pleinement. Quant à son parfum et la douceur de sa peau, mon corps tout entier entrait dans un émoi que je justifiais par la situation inconfortable dans laquelle se trouvait la jeune femme. Finalement, ç'avait été plus fort que moi, le désir d'en savoir plus sur elle me fit prendre une intention particulière à mes paroles. « Mademoiselle. » Un sourire était né sur mon visage, sans vraiment savoir qu'elle en était la raison. Je crois que mes doigts mêlés aux siens devinrent plus doux encore à cet instant et je m'étais senti plus léger aussi. Bien que le moment me paraisse doux, je n'avais pas oublié que la douce jeune femme que je tenais dans mes bras était quasiment suspendue dans le vide. Ce fut pourquoi, sans m'en rendre vraiment compte, je brisais l'alchimie qui était en train d'opérer entre nous et je l'invitais à s'accrocher à moi afin de l'aider Après plusieurs efforts, elle se trouvait enfin face à moi et je lui souris, alors qu'elle se donnait du courage et j'espérais la rassurer aussi. « Je suis prête. » Après quelques efforts suivants, la belle demoiselle se retrouva du bon côté du bateau et je la gardais encore dans mes bras, sans me soucier du temps qui coulait.

J'étais comme enivré de sa présence, et je n'avais même pas l'idée qu'il fallait la reposer à terre. Souriant, voulant effacer l'incident afin qu'elle remonte la pente et retrouve le sourire - et pour l'aperçu que j'avais eu, je le trouvais magnifique - je me présentais, peut-être pour l'inciter à faire de même. « Edwige. Edwige Standford. » Edwige... Je plongeais mon regard dans le sien et m'humectais les lèvres en y passant ma langue légèrement avant de déglutir. Alors, le silence me donnant des idées pour lesquelles je n'étais pas prêt, je préférais reprendre la parole en lui demandant de me tutoyer. « Je vais avoir du mal à vous … te tutoyer, mais je vais essayer. » Je baissais alors les yeux, visiblement déçu, mais je me ressaisis rapidement en lui adressant un sourire, timide, malgré tout. Je me demandais si c'était sa façon à elle de garder une barrière entre nous, mais je me souvins qu'elle était en seconde classe et avais donc l'argent pour payer sa place ainsi que l'éducation qui devait aller avec les familles riches. Je me mis à me poser tant de questions sur elle, moi qui naturellement, me moquais des autres, et étais jamais curieux. Alors, j'eus une idée, et la reposant au sol, je lui pris la main pour l'entraîner vers cette approche privilégiée de cet horizon dont je lui parlais.

Arrivé en bas de l'échelle, je lus son hésitation sur son visage et cela me fit sourire. Son regard et son air incertain m'attendrit un peu plus et je ne pus m'empêcher de rire doucement à sa remarque. « Ce n'est pas interdit ? » Mon sourire s'élargit. J'aimais braver l'interdit et j'étais fier de lui faire faire sa première infraction à une règle. J'étais presque certain de cela à son air lorsqu'elle se décida à grimper à l'échelle. Derrière elle, la suivant de près, ne voulant pas qu'elle glisse - elle était pieds nus tout de même, je lui demandais d'un air enjoué: « Vous n'avez jamais désobéi à personne pour pouvoir vous faire plaisir un peu? » Je ris doucement parce que c'était ce que je faisais tout le temps, au désarroi de nombreux pour qui je ne devais pas être dans leur cœur. Arrivés en haut, je souris en refermant la barrière en l'observant en même temps découvrir la vue imminente. Cette vue, je la connaissais pour l'avoir déjà photographiée plusieurs fois, sous tous les états du ciel possibles qu'il m'avait été donné de voir. Pour la première fois, je verrais bientôt la pleine lune mais pour l'heure, la boule rousse plongeante dans l'océan semblait avoir été croqué, d'une gourmandise interdite parce qu'il manquait un bout tout petit. Mon imagination me fit sourire et je vins la rejoindre alors que le vent frais me faisait souvent parvenir son parfum.

Mon visage tout près du sien, je la laissais admirer la vue alors que je faisais doux avec elle, de plus en plus. Je lui rappelais mes paroles concernant cet horizon nouveau qui nous attendait en Amérique et je souris à sa réponse. « Presque … je le serait peut être totalement lorsque j'aurais poser un pied à terre. » Je souris doucement et fis oui de la tête, mon nez caressant ses cheveux doucement. J'étais d'accord sur ce point mais étais déjà fou de joie à l'idée de découvrir un nouveau pays, mieux, une nouvelle terre. Comme si je voulais partager ce que je vivrais en Amérique avec elle, je venais de lier nos doigts ensemble et jouais désormais tendrement avec, sans démêler nos doigts. Trouvant la situation quelque peu gênante au bout d'un moment, j'affirmais pour plaisanter que je pouvais voir la statue de la Liberté depuis là. « Tu a vraiment de bon yeux alors parce que moi, je ne vois rien du tout. » Lorsqu'elle se mit à rire avec moi, je levais ma main libre pour dégager ses cheveux tendrement afin de pouvoir mieux encore admirer son sourire. Je tournais la tête vers elle en restant toujours dans la même position mais je caressais doucement sa joue avec son nez, me laissant aller à ce doux moment qui s'offrait à nous. Songeur, je reportais mon regard sur l'horizon et je soufflais: « C'est dommage que j'ai laissé mon appareil photo dans ma cabine... ou mes crayons... » Décidément, avec Edwige, je parlais sans réfléchir, j'étais naturel, je n'avais pas envie de cacher qui j'étais vraiment, et cela, je n'arrivais à l'expliquer...
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Jeu 7 Juil - 18:08

Ici, à ses côtés, c'était un peu être sur un nuage. Léger, doux, un nuage dans lequel on a envie de s'enfoncer doucement pour ne plus en ressortir. J'étais bien, et même les tracas que Maximilien et ma mère m'infligeaient, ne pourrait rien changer. Je vis bien que ma réponse face à sa proposition de le tutoyer, ne le satisfait pas. Comme on dit les vieilles habitudes s'accrochent, on la peau dure. J'eus envie d'ajouter quelques choses à ma réponse, argumenter sur le fait que je n'avais pas l'habitude de tutoyer des inconnus, encore moins des hommes. A vrai dire, je n'avais jamais tutoyer personne, pas même ma mère. A voir la situation ainsi, cela paraît absurde, mais c'était pourtant la vérité, la notion même du tutoiement était quelque peu étrangère. Pourtant, j'eus moins de difficulté à tutoyer Lewis, que je ne l'aurais cru. Complétement décidé à me remonter le moral et sans doute m'empêcher de recommencer mes bêtises. Il se saisit de ma main et m'entraina vers la cabine des officiers, malgré l'envie débordante de le suivre, d'enfreindre les règles comme je l'avais fait avec Églantine, j'hésitais. Apparemment, mon attitude le faisait encore plus sourire, comme si s'amusait de ma réserve. Mais je décidais de prendre mon courage à deux mains et me lançait avant lui. Il me suivit, son large sourire sur les lèvres. « Vous n'avez jamais désobéi à personne pour pouvoir vous faire plaisir un peu? », lança t-il d'un ton enjoué. Il semblait que cette situation, le faisait rire. Le son de son rire me parvint, je ne pus prendre un air faussement boudeur car je savais bien, qu'il ne se moquait pas méchamment. Après tout, sa question n'avait rien d'offensante. J'attendis d'arriver en haut de l'échelle avant de lui répondre, un sourire malicieux sur les lèvres. « Si, deux fois déjà. Comme l'on dit, jamais deux sans trois. Pourtant, il semblerait que si je continue à passer du temps à tes côtés, je vais continuer dans ma lancée. », déclarais-je. Puis, ce fut à mon tour de rire légèrement. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de rire un peu, du moins pas aussi sincèrement. Il semblerait que Lewis, me permette de m'exprimer. Comme si il m'aidait à m'ouvrir au monde, à donner une chance aux autres de me découvrir. Je m'aperçus alors que la vie des troisièmes classes ou des clandestins était bien mieux que la mienne. Pas de faux semblants, pas de sourire forcé. Chacun d'entre eux vivent au jour, le jour sans même se préoccuper d'avoir les habits, ou les manières des gens de la « haute ». C'était encore grâce à Lewis, que je m'apercevait que j'avais été trop conciliante avec ma famille. Trop naïve, trop docile. Comme un animal domestique, un chien qui suit ses maîtres sagement, sans même sourcillé.

Alors qu'il refermait la barrière derrière nous, je m'émerveillais comme une enfant devant les présents de son anniversaire ou devant un jouet, une poupée dans un magasin. Le soleil disparaissant dans l'océan, boule incandescente et magnifique. Un cylindre que nous souhaiterions touché, mais qui est trop loin pour que nous puissions l'atteindre, même si nous le pouvions, nous y laisserions la peau. Une mort certaine, nous attendrais. Si près de moi, comme deux personnes qui se connaissent par cœur. Pourtant, nous sommes encore au stade où nous nous apprivoisons. Apprenons à se connaître, prenant plaisir à répondre au question de l'autre sur notre vie, nos joies, nos peines et nos envies … Son parfum me parvint par vagues, à chaque fois que le vent nous caressait le visage, je me sentais bien. Ses doigts mêlés avec les miens, je sentais à quel point, cette Amérique semblait importante pour lui. Synonyme de liberté et de nouvel horizon, comme si une nouvelle vie s'offrait à lui. J'étais presque à deux doigts de croire à ses paroles, comme si tout ce qu'il disait n'est que vérité. J'avais envie de croire que rien d'autre qu'une nouvelle vie m'attendais, comme si pouvoir tomber amoureuse et fonder une famille, comme si ces rêves étaient à portée de main, là-bas en Amérique. Je soupirais, toujours le sourire naïf aux lèvres, je n'arriverais sûrement à m'en détacher seulement quand Lewis ne sera plus à mes côtés. Pendant que rions ensemble, il dégagea les cheveux qui me passaient sur le visage, comme pour mieux me regarder rire, comme si ce moment était éphémère. Bien sûr, qu'il l'était. Il tourna la tête vers mon visage, et passa son nez sur ma joue. Encore un moment tendre et doux, mon dieu que j'aimerais qu'il ne finisse jamais. Même si mon bon sens me criait de ne pas le laisser faire, je ne pus bouger. J'étais bien trop émue par cette démonstration d'affection, bien qu'elle vienne d'un inconnu. Puis, il tourna de nouveau la tête, vers l'horizon, me soufflant à l'oreille. « C'est dommage que j'ai laissé mon appareil photo dans ma cabine... ou mes crayons... ». Ce fut à mon tour de tourner la tête vers son visage, un peu surprise. « Tu dessines et photographies ? », l'interrogeais-je maladroitement. « Excuse-moi, je ne voulais pas me mêler de tes affaires. », me repris-je. Je retournais la tête en direction de l'océan, me raclant doucement la gorge pour cacher mon embarras. Je n'avais pas l'habitude de me montrer aussi directe avec les personnes que je croise, ni même me mêler de leurs affaires.
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   Mar 26 Juil - 13:13

Sans raison apparente, je voulais que cette jeune femme reçoive du baume au coeur. D'ordinaire indifférent voire même hautain avec les gens que je ne connaissais pas, je me révélais être une personne différente avec elle. Après l'avoir fait revenir à bord, je l'avais gardé dans mes bras, sans vraiment réaliser alors que désormais, elle avait la vie sauve. Ne supportant pas ses larmes - là encore la raison en restait mystérieuse, je voulais lui faire découvrir un des émerveillements de la nature. Pour cela, il fallait grimper dans la cabine de l'équipage mais je ne me souciais guère de me faire repérer, mon parrain prendrait ma défense à coup sûr et Edwige était avec moi, aucun danger, donc. La voyant hésitante, je m'amusais de son attitude, sans être moqueur, juste taquin, mon sourire en place sur mon visage alors que mes yeux se plissaient un peu plus encore que leur naturel et que mes fossettes marquaient ma bonne humeur du moment. « Si, deux fois déjà. Comme l'on dit, jamais deux sans trois. Pourtant, il semblerait que si je continue à passer du temps à tes côtés, je vais continuer dans ma lancée. ». Son rire s'éleva alors que je ne pus m'empêcher de sourire un peu plus en montant à sa suite à l'échelle. Je ne relevais rien mais il était clair que ma fréquentation n'était pas toujours bonne pour les autres, elle devrait le savoir et je ne savais pas si je voulais la revoir. Mon coeur disait oui et tous mes sens le soutenaient mais ma raison, quant à elle, me criait d'arrêter ce rapprochement entre cette femme si enivrante et ma personne sali d'un passé obscène.

Arrivés en haut, je lui laissais le temps de découvrir la vue imprenable. Je remarquais que la dernière fois où j'y étais monté, les nuages masquaient un peu le ciel mais ce soir, tout était fait pour que l'instant soit magique. Lentement, ne trouvant rien à dire, j'avais préféré quelques tendresses, douces, timides, que je lui offrais alors que ses doigts se refermaient autour des miens que j'avais approchés près de sa main, attestant là qu'elle aussi appréciait ma présence. J'en fus rassuré et troublé. Je ne me comportais pas avec elle comme avec les autres, je n'arrivais pas à expliquer cela. Je me devrais de lui dire quelque chose, le lui faire savoir, la blesser peut-être même, mais je n'étais pas fréquentable, je ne pouvais pas salir sa personnalité qui me semblait si pure et claire pour moi. J'étais perdu dans mes pensées et librement, sans vraiment réfléchir, j'avais livré une nouvelle facette de ma personnalité en livrant à Edwige que je touchais à quelques arts. « Tu dessines et photographies ? Excuse-moi, je ne voulais pas me mêler de tes affaires. » Elle avait tourné son visage vers le mien et je me mis à rire doucement à ses paroles en posant cette fois mon menton sur son épaule.

Lentement, en prenant soin de ne pas rencontrer ses lèvres des miennes - j'en aurais trop été embarrassé, je plongeais mon regard dans le sien, si proche. Je souriais et une de mes mains remonta vers son visage et je caressais doucement sa joue. Finalement, je répondais, le ton de ma voix empli de rire et de gentillesse. « Ne t'inquiète pas. Ce n'est pas indiscret, c'est ma faute, j'ai pensé tout haut. Hmm on va dire que je gribouille. Et la photographie fait partie de mon métier. Je prends le plus de clichés possibles pour qu'une fois arrivé en Amérique, je puisse trouver un laboratoire pour les développer et les admirer, me souvenir de cette traversée... et de ce que j'y aurai vécu... » Je plongeais un peu plus mon regard dans le sien, je pouvais même sentir son souffle contre mes lèvres. Je fermais un instant les yeux, et à ce moment là, je murmurai: « Comme toi, tu as donné un petit air nouveau à mon voyage... Je te montrerai, si tu veux, ce que je fais...» Je me mordis la lèvre alors que j'avais rouvert les yeux pour lui proposer cette invitation. Je mourrais d'envie de l'embrasser mais je n'avais pas le droit, je ne pouvais pas faire cela. Peut-être était-ce le fait qu'elle soit presqu'une inconnue qui rendait la scène si désireuse d'amour. Je ne savais pas mais mon coeur battait la chamade, bien trop fort pour ce que j'avais l'habitude de ressentir en présence de femme attirantes. Sauf qu'Edwige était différente, ce n'était pas ce désir d'un soir que je ressentais pour elle, c'était beaucoup plus profond, intense, rassurant et apeurant à la fois.
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MessageSujet: Re: EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞   

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EDWIGE&LEWIS❝Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.❞

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