LE FORUM SUBIT UNE TRES LONGUE PAUSE, LE TEMPS QUE LA NOUVELLE EQUIPE DU FORUM REMETTE EN PLACE DES INTRIGUES, ET QU'ELLE FASSE LE MENAGE... ATTENDEZ VOUS A DE GROSSES SURPRISES !
nouveau design, première tâche d'installée, et surtout un recensement en cours... venez consulter les nouveautés du mois (pluvieux) de juillet ! 
n'hésitez pas à nous rejoindre sur la chatbox, les amis. jouez pas aux timides !
privilégiez les hommes et évitez de tous aller en 1ère classe, s'il vous plait. on rentre dans une surpopulation de riches.
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 Prise à mon propre jeu.

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❝ Hissez haut matelot ! ❞
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MessageSujet: Prise à mon propre jeu.   Sam 30 Juil - 18:48

Le temps passé sur le Titanic me semblait être l'éternité. Le plus clair de mon temps je le passais accoudée à la balustrade, observant l'horizon devant moi et essayant d'imaginer cette nouvelle vie que je m'apprêtais à vivre. Les gens autour de moi riaient, plaisantaient entre eux. J'assistais à de nouvelles amitiés. Je ne me mêlais pas aux fêtes et aux personnes. Tout le monde me pensait solitaire voir associable. Cela m'arrangeait... d'une certaine manière. Je n'avais pas à répondre aux questions, pas à mentir et personne ne me disait que mon visage leur était familier. Là-bas, au "Nouveau Monde" je partirais vers l'Ouest et je pourrais enfin me faire des amis. Là-bas, venir de l'Europe suffisait pour toute identité. Tout à coup, l'envie me prit d'aller explorer le bateau ! J'avais été en seconde classe, je ne risquerais sûrement pas la première mais je n'avais pas encore été voir la salle des machines... A cette pensée ma curiosité me piqua et j'eûs envie d'aller voir à quoi ressemblait ledit "Insubmersible" vue d'en bas. La peur d'être prise la main dans le sac m'effleura mais je chassais cette idée au plus vite.
Je longeais les couloirs de la 3ème classe, arrivant au fond je poussais une porte que j'avais remarqué dès mon arrivée. En faisant attention de n'être pas remarquée je l'a fermais et soulevais une trape. Je me glissais dans l'orifice et descendis les échelons. Une chaleur insurmontable m'étreignit alors et un spectacle tout à fait captivant s'offrit à moi. Des centaines d'hommes, certains torses nus couraient dans tous les sens, dictés par des coups de sifflets frénétiques provenant d'un petit homme rondelet que je devinais être leur chef. Je fis attention de n'être pas remarquée et me faufila parmi les machines. Les machinistes suaient, de grosses gouttes de sueurs venaient noyer leur visage et leur corps. Ils paraissaient épuisés, à bout de souffle, mais leurs bras musclés ne s'arrêtaient pas. Certains avaient l'air très jeunes. Soudain, j'entendis une voix crier :
Eh là ! Mademoiselle !
La peur me prit et sans me retourner pour regarder l'homme qui venait de me surprendre, je me mis à courir. J'aperçus une porte, l'ouvris à grand peine et me glissa à l'intérieur. Elle se referma avec un vacarme terrifiant, elle était trop lourde pour moi. Je regardais autour de moi, il faisait très sombre. C'est alors que je compris où je me trouvais : la soute à charbon ! Je frappais de toutes mes forces contre la porte qui ne pouvait s'ouvrir que de l'extérieur. Je criais à plein poumon.
Oh secours ! Oh secours ! Venez m'aider !
Peine perdue ! Personne ne m'entendait avec tout ce vacarme. Je cherchais une autre issue sans trop d'espoir. Je ne réussi qu'à faire dégringoler un bac de charbon sur moi. Moi qui ne voulait pas être repérée s'en était raté ! L'idée me vint de me couvrir le visage de suie pour ne pas que l'on me reconnaisse au moment de ma délivrance. Je m'executais. Je devais ressembler à une horrible sorcière maintenant ! C'est alors que j'entendis un grincement derrière moi... La porte s'ouvrit.
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MessageSujet: Re: Prise à mon propre jeu.   Sam 30 Juil - 21:38

Travailler. Travailler. Encore et encore. Toujours faire les mêmes mouvements de bras. Transpirer. Le corps devant juste une masse de muscles en mouvement. La peau recouverte de sueur et de suie. L'air était quasi irrespirable. La chaleur écrasante. Nous étions dans les fours de l'enfer. Et j'étais au milieu de cet enfer, ne rêvant qu'à seul chose que ma pause arrive le plus vite possible. J'essuyais du revers de la main la sueur qui dégoulinait le long de de mon visage, brouillait ma vue et glissait le long de mon torse nu. Je jetais le charbon dans les bouches voraces des chaudières qui nous enfermaient dans cette chaleur étouffante. Tout n'était que moiteur et respiration rauque. Le chef nous sifflait dessus ne s'ordonnant de sa voix criarde d'augmenter la cadence alors qu'il se baladait entre nous, se balançant sur ses petites jambes grasses son ventre tout aussi gras rebondissant presque comiquement à chacun de ses pas. Et moi dans tout cela, j'étais épuisé priant je ne sais quel dieu de bien vouloir me donner la chance de faire autre chose. C'est l'instant que choisit mon camarade de chaudière pour me dire qu'il fallait que j'aille cherchait du charbon. Je sentis un tel soulagement à l'idée que j'allais m'éloigner pour quelques minutes de cet enfer que je lâchai la pelle sans cérémonie partant à grand pas vers la soute à charbon. Cela fit d'ailleurs rire mon camarade qui secoua la tête, surement amusé de mon accès de d'enthousiasme. Alors que je me dépêchais de me rendre vers la soute, je me cognai contre un homme qui criait: Eh là ! Mademoiselle !

Ce dernier perdit l'équilibre en se cognant contre moi et je le regardai tout étonné s'étaler à mes pied. Je relevais avec difficulté, l'homme à moitié sonné pesait son poids. Il se redressa alors d'un coup regardant d'un air mi affolé mi en colère tout autour de lui avant de reporter son regard furieux contre moi. Prudemment, je reculai d'un pas me demandant bien ce qu'il allait me faire.

"Mais tu pouvais pas faire gaffe à où tu mets tes pieds, je l'ai perdu de vu à cause de toi !"

Je le regardais avec incompréhension me demandant bien de quoi il pouvait parler, n'ayant vu personne et me disant qu'à force de travailler ici, il avait dû se choper de drôle d'hallucination à cause de la chaleur. Il avait surement de se faire une femme pour calmer ses pulsions étranges. Le type voyant que je le regardais comme s'il était un abruti fini malgré ma petite taille comparé à lui, se vexa et m'ordonna d'aller la chercher vu que j'avais que ça à faire et qu'ainsi je verrais bien qu'il avait raison et je lui répondis avec politesse, que j'allais la soute à charbon et que non je n'avais pas que ça à faire de courir derrière des mirages. Puis je retournai le laissant derrière moi fulminer de rage. Je ne pus retenir un petit sourire quand le type se fit attraper par le chef de service qui l'ordonna de sa voix suraiguë d'aller travailler car il n’était pas payé pour compter les mouches volé.

En marchant, je me massais mes mains qui me faisaient mal à force d’être crispé sur le manche de ma pelle. Je les regardais quasiment avec dépit me demandant si toutes ses cales n’allaient pas m’empêcher de jouer correctement du piano quand je me remettrais à jouer. Puis je soupirai à cette pensée me disant qu’il y avait très peu de chance que je rejoue un jour et que je devrai simplement m’estimer heureux d’avoir un travail qui payait bien. Sur ce, j’arrivai face à la porte de la soute de charbon et je pris un brouette à côté pour prendre le charbon nécessaire. Je poussai la porte à l’aide de mon dos reculant dans la pièce, brouette en main. Tenant la porte ouverte du bout du pied, je fis rentrer la brouette à l’intérieur d’un geste brusque pour avoir les mains libres. Une fois fait, j’attrapai la cale en bois que je mis sous la porte pour la garder ouverte le temps de prendre le charbon nécessaire. Je me tournai alors vers la montagne de charbon me demandant comment de sac de charbon pouvait bien pouvoir contenir ma brouette. J’entendis alors un bruissement sur ma droite. Je pivotais rapidement et faillit me choper une crise cardiaque en voyant une femme rousse recouverte de charbon. J’avais l’impression d’avoir une sorcière digne des contes pour enfants juste devant moi sauf qu’elle avait les traits du visage nettement plus gracieux. Reprenant contenance, je la regardais le sourcil légèrement froncé. Au moins, maintenant je savais que l’homme de tout à l’heure n’était pas victime l’hallucination. Je ne savais pas trop quoi faire en pareil situation oscillant entre la dénoncer au chef et ne rien dire sachant qu’elle encourait de grave ennuie.

« Hum… puis-je savoir ce que vous faite la ? Vous savez c’est interdit de venir ici d’autant plus que vous êtes une femme et cela risque de détourner les hommes du travail … »

Je lui dis ça avec un petit sourire gêné, passant nerveusement une main dans mes cheveux. J’étais vraiment dans la panade car je savais que les hommes qui travaillaient ici et surtout grâce à leur parole que plus graveleuse qu’elle risquait d’être plus que malmené si d’autres hommes la voyait. Le chef de service allait piquer sa crise alors que tous mes collègues la regarderaient comme un morceau de viande fraiche en arrêtant de travailler et cela aurait de graves conséquences sur le paquebot. D’un côté, elle avait vraiment beaucoup de chance d’être tombé sur moi car plus d’un de mes collègue aurait profité de cette occasion de se trouver seul avec une femme qui ne semblait pas trop mal vu de loin. Je réfléchissais à toute vitesse cherchant une solution à ce problème tout en sachant que je n’allais pas devoir rester trop longtemps au risque d’éveiller les soupçons. Je triturais nerveusement là-bas de chemise attaché autour de mes hanches me disant qu’elle aurait moins pu venir la nuit, il y aurait eu beaucoup moins de monde.
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MessageSujet: Re: Prise à mon propre jeu.   Dim 31 Juil - 10:24

Je me tournais vers la porte, le coeur battant. Un homme dont je ne voyais pas le visage fit rentrer une brouette et cala la porte avec une cale en bois. Je restais figée sur place, ne sachant quoi faire. D'un côté j'étais prisonnière de ce trou, d'un autre cet homme allait sûrement me dénoncer... Cet alors que celui-ci sursauta et se tourna vers moi, les yeux écarquillés de stupeur. Mon Dieu ! Il n'avait pas vu de femme depuis combien de temps ? Un pensée m'effleura qu'il puisse avoir envie de satisfaire quelque pulsions hormonales... Quoiqu'il fut jeune, ses bras étaient robustes à cause du travail.
« Hum… puis-je savoir ce que vous faite la ? Vous savez c’est interdit de venir ici d’autant plus que vous êtes une femme et cela risque de détourner les hommes du travail … »
J'avalais péniblement ma salive et inspira une bouffée d'air.
"J'étais venue, euh... explorer les environs."
Ma réponse me paraissait si sotte que je rougissais derrière mon masque de charbon. Son air sympathique me fit renchérir :
"Je suis désolée... je ne voulais pas causer d'ennuis... Je suppose que vous allez devoir me dénoncer au petit nerveux à sifflet là-bas...?"
Tout défila dans ma tête. On allait me demander mon identité, que répondrais-je ? J'étais clandestine et je n'étais pas notée sur le registre. Ma seule chance était de dévoiler ma véritable origine. Dans ce cas, on m'enfermerait dans une cale en or et on m'expédirait à la première occasion en Angleterre... et là ma vie prendrait sûrement fin. Non, je ne devais pas me laisser gagner ni par le pessimisme ni par l'appréhension ! J'avais encore une chance de m'en sortir... Je le sentais à l'air penaud qu'affichait l'homme devant moi. Il voulait m'aider mais ne savait pas comment s'y prendre. Je ressentis soudain un brusque sentiment de culpabilité. A cause de moi, il allait sûrement encourir une sévère punition. Il était jeune, il travaillait ici pour subvenir à ses besoins, voir même à ceux d'une famille quelque part sur le continent. S'il était pris à m'aider, il risquait gros.
"Ecoutez, c'est de ma faute alors, allez y amenez moi à votre chef; vous aurez peut-être droit à une récompense."
J'allais assumer seule mon erreur, et j'allais m'en sortir comme toujours... je me ferais passer pour une prostituée dont j'avais entendu le nom sur le pont... Et le tour sera joué.
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MessageSujet: Re: Prise à mon propre jeu.   Lun 1 Aoû - 23:18

Je réfléchissais à toute vitesse cherchant une solution autant pour moi que pour elle. J'étais d'un naturel gentil et je me sentirais atrocement coupable de savoir que je n'avais pas pu l'aider car je n'étais pas idiot, en ayant vu comment son visage était couvert de suie, j'avais deviné qu'elle l'avait fait exprès. Elle était donc de toute évidence clandestine. Je savais qu'en tant que membre de l'équipage, je devrais la dénoncer mais comment pouvais-je faire ça lors que si je n'avais pas eu ce travail, j'aurais été tout à fait capable de faire une telle chose. Rien que pour cela, je me savais incapable de la dénoncer mais si on nous surprenait ensemble, je risqué de gros problème et surtout des pénalités financières et j'avais tellement besoin de cette argent pour enfin me sortir de la pauvreté. Alors que je me perdais dans mes pensées ayant posé ma question plus de manière rhétorique qu'autre chose, la jeune femme me répondit qu'elle était venue pour explorer les environs. Un lourd silence s'abattit entre nous et je me mis à me masser les tempes me disant que la curiosité n’était vraiment pas une qualité à avoir. Elle dû surement voir mon désarroi puisqu'elle s'excusa allant même jusqu'à me dire que je pouvais aller la dénoncer au chef de service. Je frissonnai d'horreur malgré la chaleur rien qu'à imaginer ce qu'il pourrait lui faire en t’en que clandestine. Je secouai la tête négativement sachant que ce n'était définitivement pas la bonne solution.

Fourrant les mains dans les poches, je regardais le sol comme si la solution y était gravée. J'étais vraiment en mauvaise position pour le coup. Je ne savais pas quoi faire mais je savais qu'il fallait que je l'aide à sortir de la pour son bien. Voyant que je gardais le silence et me redis que je pouvais la vendre au chef.

« Non, je ne peux pas. Si je vous dénonce, il va… il va… vous … faire des choses et je pense que vous n’avez certainement pas envie de subir ça. Donc il faut que je trouve une solution car si le chef part… s’occuper de vous, si je puis dire, mes collègues vont surement en profiter pour ne pas travailler et un arrêt brusque du Titanic en plein milieu de l’océan ne me parait une idée judicieuse surtout que nous serons tous punis en prime… »

Je me mordillais les lèvres, passablement stressé d’être responsable de tout ça même si ce n’était qu’une simple hypothèse pour l’instant. Je tournai mon regard vers la montagne de charbon, puis sur moi-même et enfin, sur elle. Un sourire illumina soudainement mon visage, j’avais trouvé la solution ! Enfin j’espérais… Je m’approchai d’elle enlevant ma chemise que j’avais accrochée autour de mes hanches pendant que je travaillais. Je le lui tendis ainsi qu’un bandana que je ne mettais jamais n’ayant jamais aimé avoir quelque chose sur la tête.

« Mettez ça. En passant entre les machines et le mur du fond, on ne devrait pas voir le bas de ta robe. Tu m’aideras à pousser la brouette, ça fera moins suspect et tu pourras sortie sans dommage. Bon ce n’est pas tout mais j’ai du charbon à charger. »

Je lui souris et lui tourna le dos me rendant bien compte qu’une femme n’allait certainement pas se déshabiller sous les yeux dans parfait inconnu. Enfin, elle aurait pu vu que je suis gay mais ça elle n’était vraiment pas obligée de le savoir. Puis personnellement, je pensais que c’était marqué sur mon front « j’aime les hommes ». Ainsi pendant qu’elle se changeait, j’attrapai des bacs de charbon que je transvasais dans la brouette. Des nuages de suie s’élevaient tout autour de moi alors que la pluie de morceau de charbon faisait un boucan d’enfer. J’étais agressé par les particules de charbon qui me faisait tousser. Je plissais les yeux pour que rien de rendre dans mes yeux, les frottant vigoureusement tel un petit chat après avoir mon bac. Et je recommençai ce manège une dizaine de fois mettant du charbon à ras-bord pour justifier l’aide de la jeune femme qui devait se faire passer pour un machiniste. Une fois terminé, j’essuyai négligemment mon visage avec le revers de ma main.

Vu le temps que j’avais passé, je me dis que je pouvais me retourner sans problème vers elle ne risquant pas de la voir à moitié dénudé. Penchant la tête sur le côté, je détaillai la jeune femme de haut en bas trouvant que l’association chemise et jupe était des plus étranges. M’approchant d’elle, je lui replaçai une mèche de cheveux à l’intérieur de bandana avant de placer mes mains sur mes hanches affichant un petit air satisfait.

« C’est parfait, vous ferez un excellent machiniste si on regarde que le haut. Au fait, vous vous appelez comment ? Moi, C’est Garett, Garett berinton. »

Je parlais avec une confiance et une facilité qui m’étonnait moi-même. Habituellement, j’étais d’un naturelle extrêmement, mal à l’aise quel que soit la situation dans laquelle j’étais. C’était dû au fait qu’elle soit dans la panade et que je savais que si je ne me montrais pas un minimum courageux elle encourait de grave problème qui devenait me donner autant d’assurance.
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MessageSujet: Re: Prise à mon propre jeu.   Mar 2 Aoû - 14:25

Le jeune homme gardait le silence, le front plissé et l'air soucieux. Enfin il ouvrit la bouche après un interminable silence et dit :
"Non, je ne peux pas. Si je vous dénonce, il va… il va… vous … faire des choses et je pense que vous n’avez certainement pas envie de subir ça. Donc il faut que je trouve une solution car si le chef part… s’occuper de vous, si je puis dire, mes collègues vont surement en profiter pour ne pas travailler et un arrêt brusque du Titanic en plein milieu de l’océan ne me parait une idée judicieuse surtout que nous serons tous punis en prime… »

Qu'entendait il par là? Que son chef pouvait me violer ? Si c'était là l'unique punition au problème j'étais prête à l'encourir. Enfin... j'étais clandestine... Et puis j'avais bien assez posé du soucis comme ça pour ne pas en rajouter avec l'arrêt du Titanic. En réfléchissant, l'homme se mordilla les lèvres d'une manière tout à fait sensuelle. J'étais vraiment incorrigibe de penser à ce genre de choses dans une situation pareille ! Mais il y avait tellement longtemps... C'est alors qu'il me tendit sa chemise et une sorte de bandana pas très saillant.
« Mettez ça. En passant entre les machines et le mur du fond, on ne devrait pas voir le bas de ta robe. Tu m’aideras à pousser la brouette, ça fera moins suspect et tu pourras sortie sans dommage. Bon ce n’est pas tout mais j’ai du charbon à charger. »
J'enfilais la chemise par-dessus ma robe et nouait le bandana par-dessus ma chevelure désordonnée. Le jeune homme, après avoir finit son chargement, se retourna doucement vers moi, de crainte sûrement d'aperçevoir une partie secrète de mon corps. Il était respectueux, je me rendis soudain compte de la chance que j'avais d'être tombée sur un homme intelligent, pudique et agréable. Il me regarda de haut en bas avec un petit sourire satisafait et prit la liberté de remettre en place une de mes mêches sous le bandana. (Décidément, cette situation était de plus en plus érotique ! green )
« C’est parfait, vous ferez un excellent machiniste si on regarde que le haut. Au fait, vous vous appelez comment ? Moi, C’est Garett, Garett berinton. »
Oh mon Dieu ! La question fatidique que j'avais cherché à éviter depuis le début de la traversée !
"Enchantée ! Moi c'est Satine, seulement Satine." lui dis-je avec un sourire. "Je ne vous remercierais jamais assez Monsieur Berinton." Ma réponse était claire et assurée, mais mon ton et mon langage était celui des premières classes... J'espérais qu'il ne poserait pas trop de questions, et pour l'en empêcher je coupa court à la discussion.
Je respirais un grand coup et me tourna devant la porte restée ouverte. Pourvu que personne n'ait remarqué notre manège ! Je pris la lourde brouette et fut incapable de la pousser ! Mon Dieu que c'était lourd ! Gênée, je regardais en direction du dénommé Garett, lui sourit et lui demanda si il était possible de la pousser à quatre bras. Il obtempéra et nous sortîmes de la soute. Nous traversâmes les allées entre les machines, les hommes suaient comme des boeufs et l'air était irrespirable. Tout à coup, Garett tourna brusquement et je fus si surprise que je faillis lâcher prise et m'affaler par terre. J'allais lui demander des comptes quand il me fit signe de me taire. J'entendis alors un coup de sifflet aigu juste derrière moi et les hurlements frénétiques du petit chef bedonnant. J'aperçus soudain la sortie mais le gros plein d'soupe nous suivait toujours, armé de son sifflet. Je ne pouvais pas m'enfuir. Oh mon Dieu ! Il avait dû remarquer ma robe ! C'est alors qu'un grand bruit fracassant retentit derrière nous. Nous nous retournâmes, le petit chef courait en direction d'un grand costaud qui était en train de frapper un homme plus chétif. Une bagarre ! Le moment était venu ! Je me tournais vers mon sauveur :
"Désolée d'avance pour votre chemise et votre bandana. Merci, vous êtes quelqu'un comme il en manque Monsieur Berinton, et moi une pauvre idiote ! Aurevoir et bon courage !"
En lui laissant à peine le temps de répondre, je me mis à courir et grimper les échelons à toute vitesse. Arrivée en haut, je fermais l'entrée, et respira un grand coup. Je venais d'échapper au pire. Je détacha le bandana, mes cheveux roux dégringolèrent sur mes épaules, et je le noua au poignet, pour me rappeler que désormais, je devrais faire très attention où je mettais les pieds.
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MessageSujet: Re: Prise à mon propre jeu.   Sam 6 Aoû - 1:39

Je fus quelque peu surpris du ton que la jeune femme employa pour me répondre, ne m'étant pas attendu qu’elle me parle avec autant de courtoisie. Bien que son sourire adoucissait ses dires et les rendait moins solennel. Je remarquai qu'elle ne prononça pas son nom de famille ne faisant que confirmer mes doutes sur sa présence clandestine au sien du paquebot. Elle aurait très bien pu dire son nom de famille, je n'avais nullement accès au registre des passagers et je n'avais pas que à faire de vérifier si telle personne était vraiment ce qu'elle prétendait être. Pourtant, en vue de l'empressement qu'elle mit à attraper la brouette, je compris qu'elle devait avoir peur que je pose trop de questions. Cela était quelque peu vexant pour moi ne comprenant pas tellement pourquoi elle faisait ça, alors que je lui avais montré clairement que je cherchais à l'aider et non à la mettre en mauvaise position.

Enfin, je ne me formalisa pas plus que cela étant fort habitué au fait qu'on me prêtait peu d'attention. Je la regardais, d'un air légèrement amusé, de la voir s'échiner à pousser la brouette de ses bras fins. Je lui souris discrètement alors qu'elle me demandait de venir l'aider hochant la tête. J’attrapai la brouette et la poussa avec force, les roues couinant sous le poids du charbon. Du bout du pied, je retirai la cale et la porte se referma durement derrière nous. Tout en marchant vers la sortie la plus proche, je regardais tout autour de moi pour être sûr que personne ne voit Satine. Les muscles tendu par l'effort, je continuais de pousser la brouette sachant qu'il fallait faire vite. J'avais comme un mauvais pressentiment.

A quelques mètres de la sortie, je vis le chef courir sifflant d'un air hystérique vers nous. Seul la présence de la chaudière à côté de nous l'empêchait de voir le bas de la robe de Satine. Je m'arrêtai brusquement sachant que si on avançait encore un peu il nous verrait. Je stoppai tout questions possible de Satine en l’intimant d’un geste au silence. Je fronçais les sourcils, passablement stressée de me faire prendre en sa compagnie. Je détestais me rebeller contre la hiérarchie, cela allait contre ma personnalité la plus profonde. Regardant attentivement la scène qui se déroulait, je compris que le chef ne nous avait même pas vus mais qu’il était occupé à régler un énième problème avec les gars. Satine en profitant pour partir en courant me disant une phrase de remerciement avant de monter l’échelle.

Tout étonné de la voir me quitter si vite, je restai bêtement sur place regardant sa fine silhouette disparaitre. Je n’eus pas le temps de répondre quoique ce soit. Je restai plusieurs secondes à regarder l’endroit où elle avait disparu. C’était bien la première fois que vivait une expérience pareille et il était quasi certain que ce serait surement la dernière. Je baissais la tête en reprenant la brouette en main, un sourire ourlant mes lèvres. J’étais plutôt content de moi et j’étais certain de garder un bon souvenir de ce sauvetage. Cette jeune femme était étonnante et sa manière de faire face aux problèmes sans baisser les bras était un exemple pour moi. Peut-être la reverrais-je ou peut-être pas, cela l’avenir me le dira. En tout cas, je n’oublierai pas si tôt la jeune femme rousse de la soute à charbon.

Et je repartis à mon travail, toujours aussi fatigué physiquement mais l’esprit plus léger d’avoir fait une bonne action. Mon camarade ne me posa aucune question étant trop occupé à regarder le chef vociférait sur les deux collègues qui s’étaient battu. Le plus amusant dans tout cela c’est que c’était le plus petit qui avait gagné, humiliant définitivement ce grand gaillard. Je n’avais plus qu’à espérer qu’il ne reporte pas son besoin de chercher des noises aux autres sur moi. Le regard noir qu’il me lançait quand il me vit sourire n’annonçait rien de bon mais j’étais habitué à me faire malmener. Je pouvais au moins me sentir fier d’avoir su aider la jeune femme. Moi, le jeune homme timide et incapable de prendre initiative avait enfin réussis quelque chose dans sa vie. Cela annonçait peut être quelque changement positif dans ma vie, tout du moins je l’espérais.

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MessageSujet: Re: Prise à mon propre jeu.   

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